Deep Purple, Paris@Zenith : Le Classic Rock n’est pas mort !

LIVE REPORT. Ca faisait un an qu’IWT n’avait pas vu les pionniers du Hard Rock en France. Notre dernier concert datait de Vienne avec l’orchestra philharmonique de Frankfurt… Cette fois-ci il fallait envoyer du lourd ! Mission accomplie ?

Depuis Rapture Of The Deep, leur dernier album en date (sortie fin 2005), Deep Purple n’a pas arrêté de tourner. Sur ces 7 dernières années, IWT les a vus 6 fois ! Avec une setlist quasiment inchangée. Ce soir était-ce le concert de trop ?

Ces derniers temps, on parle beaucoup des papys du Rock… En fer de lance les Rolling Stones avec leurs concerts surprise au Trabendo, à Mogador ou bien encore à Bondy dans le 93 où ils ont créé la surprise la semaine dernière en invitant des fans à rester dehors juste pour pouvoir un peu entendre le son de leurs idoles…

Bref,  les Deep Purple ne sont pas en reste, attention les yeux, je liste :
Ian Gillan et Roger Glover, 67 ans,Ian Paice et Don Airey, 64 ans, et le « petit jeune » Steve Morse, 58 ans !

On oublie trop souvent que Deep Purple a marqué à tout jamais l’histoire du Rock et que ces vétérans actifs du Hard Rock sont plus vivants que n’importe quels autres groupes de rock. Ne buvant plus d’alcool, ayant une alimentation saine et équilibrée, les pères fondateurs du Hard Rock (avec Black Sabbath et Led Zeppelin), tout comme les Red Hot Chili Peppers, aspirent à plus de sérénité .. mais pas leur musique :-)

Dans 3 ans, ils fêteront leurs 50 ans… de scène ! N’arrêtant pas de tourner, remplissant depuis leurs débuts en 68 les petites salles, les grandes salles, les festivals… Quels groupes pourraient prétendre pouvoir faire de même ?

Et ils trouvent encore de l’energie pour repartir en studio entre 2 concerts !
Leur dix-neuvième album est prévu pour début 2013 et comme à leur habitude, une tournée à travers les 5 continents suivra… on a pas fini de chanter tous en coeurs SMOOOOOKE ON THE WAAAATER !

Mais qu’en était-il ce soir ?

Une fois n’est pas coutume, parlons de la 1ère partie : JIMIX. Trop souvent oubliés, il est bon par respect pour les musiciens qui ont ouvert le bal de s’y arrêter quelques instants.
Bien souvent, les artistes s’entourent de groupes de seconde zones pour ne pas leur faire de l’ombre, Deep Purple a toujours choisit de bons artistes pour assurer ses premières parties et souvent pas forcément liées à son univers musical (Pony Pony Run Run, Gotthard….). Là encore, les 8 000 spectateurs du Zénith de Paris ont du être un peu surpris de la prestation. JIMIX nous a gratifier d’une funk rock festif qui dépote sa race. Je ne vais pas m’éterniser mais j’ai ADORE. Courez vite chez votre disquaire, allez les voir en live, mais faites quelques chose, vous ne pouvez pas passer à côté de JIMIX qui risque de bien faire parler de lui dans les prochaines années…

Et Deep Purple dans tous ça ?

Après cette 1ère partie bien funky, on avait besoin de notre dose de Hard Rock Classic : on n’a pas été déçu. Le pourpre profond était bien là. Ô surprise la setlist a quelque peu changé depuis leur dernier passage parisien, bye bye les titres du dernier album (ils ont dû en faire le tour) et bonjour les vieux tubes du grenier dont Wasted Sunsets que je n’avais jamais ré-entendu depuis le concert au Zénith d’Amiens le 1er décembre 2009 . Quelle (très bonne) surprise !
Heureux de réécouter The Battle Rages On que j’affectionne tout particulièrement.

Comme à l’habitude, les DP étaient tout sourire, contents d’être sur scène, contents de faire leur énième concert d’affilé sans changer une virgule à la setlist… mais qu’importe, nous on est là pour entendre la légende en live et reprendre en chantonnant les riffs de Black Night ou Hush.

J’ai été agréablement surpris du retour du solo de Ian Paice. Les années précédentes il était assez économisé par le groupe, à 67 ans je peux le comprendre… mais là, sur The Mule on a eu droit à un vrai solo de batterie tout en finesse et rapidité comme si il n’avait pas vieilli. On ferme les yeux un instant et on est tout de suite propulsé quelques années en arrière, en 1985 par exemple à Paris… qui ont fait son succès comme il avait l’habitude.

Je vais sûrement m’attirer la foudre des hard fans de DP mais réintégrer des titres comme Fireball et Into The Fire pour lancer le concert, ils auraient pu éviter (j’ai jamais était fan de ces titres). Pourquoi ont-il viré Highway Star ? Pourquoiiiiiii ? C’est le morceau idéal pour envoyer du lourd tout de suite.

Je continue dans la distribution des mauvaises notes et en tête : Don Airey.
Je l’attendais au tournant le bougre et bien j’ai pas été déçu, il nous a fait du Don Airey. Encore un solo de clavier identique aux précédents live en France…. ça devient lassant, La Vie en Rose, La Marseillaise, il ne manquait plus que son traditionnel Alouette, Gentille Alouette et ça aurait été le pompon !

J’ai senti Ian Gillan en retrait, peut-être un peu fatigué, ils ont enchaîné les titres/les tubes, sans vraiment échanger avec le public, à part pour lancer ces traditionnels  :

You are amazing, fantastic, you are superbe ! Thank youuuuuuuu

Roger Glover a mis le feu avec son solo de basse en introduction à Black Night. Je regrette juste qu’il n’ait pas plus interagi avec Steve Morse (en question réponse basse/guitare) sur le riff de Black Night.

Steve Morse justement, que dire ? J’ai tellement d’admiration pour ce guitariste hors normes que je ne saurai trouver les mots. Dès qu’il pose ses doigts sur un manche mais yeux brillent. Ce fut encore ce soir un grand, très grand Steve Morse, pas une note à côté (et pourtant il déboule du câble !) et toujours avec le sourire et de la classe. Personne n’aurait pu aussi bien pu remplacer l’irremplaçable Ritchie Blackmore. Steve l’a fait.
Pour les fans de Musicman, bonne nouvelle, il teste sur scène (sur les 3 premiers titres) une nouvelle Musicman Y2D qui ressemble à si m’éprendre à la Musicman Y2D de pré-série qui n’ a jamais vu le jour (un coloris entre le violet/marron/noir pommelée sans binding). De loin j’ai assez mal vu mais je ne suis pas plus fan que ça… à voir… (préférant le modèle pré-série de base).

Ce ne fut pas le concert de l’année. Un bon Deep Purple (sans plus). Mais quand même quel talent ces papys ! quelle carrière ! Et de temps en temps ça fait du bien de voir ce genre de groupe sur scène et qui joue, vraiment.

Hâte de les revoir en tournée après la sortie de leur dix-neuvième album en début d’année 2013. D’ici là, un peu de repos leur fera le plus grand bien.

Bravo les gars, vous êtes encore les boss sur scène. Respect total plus l’infini :-)

LINEUP :

Ian Gillan: lead vocals
Ian Paice : drums
Roger Glover : bass
Steve Morse : Lead guitar
Don Airey: keyboards

SETLIST :

1. Fireball
2. Into the Fire
3. Hard Lovin’ Man
4. Maybe I’m a Leo
5. Strange Kind of Woman
6. The Battle Rages On
7. Contact Lost
8. Guitar Solo (by Steve Morse)
9. Wasted Sunsets
10. The Well-Dressed Guitar
11. The Mule (with Drum Solo by Ian Paice)
12. Lazy
13. No One Came
14. Keyboard Solo (by Don Airey)
15. Perfect Strangers
16. Space Truckin’
17. Smoke on the Water

Encore:
18. Hush
19. Bass Solo (by Roger Glover)
20. Black Night

 

VIDEO : WASTED SUNSETS

VIDEO : THE MULE

VIDEO : LAZY

VIDEO : HUSH

 

PHOTOS :

A LIRE AUSSI :
Le site de JIMIX et leur Facebook officiel
Le site officiel de Deep Purple

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