Steve Vai, Paris@Olympia, un alien à Paris

LIVE REPORT. 3h00 ! Steve Vai est resté 3h sur scène. 3h de balade vers la planète Vai, 3h d’osmose avec un alien. 3h de féérie, de guitare tonique et expressive. 3h pour écrire ce papier. Récit.

Steve Vai n’a pas été bien loin pour trouver sa 1ère partie, il s’est tourné vers sa droite et a demandé à son guitariste rythmique :

Eh mec, tu veux faire ma première partie ?

Bon, certes, il l’a dit avec l’accent mais en gros c’était ça. Il faut avouer que Dave Weiner (c’est de lui qu’il s’agit) n’est pas un manchot (contrairement à Rick Allen) mais c’est pas non plus MacAlpine, sa prestation bien sympathique ne restera pas dans les annales de l’Olympia. Seul avec sa guitare acoustique il a quand même bien chauffé la salle, du moins les 10 premières minutes, avant que la lassitude s’installe…

Steve Vai est apparu après les 30min nécessaires aux roadies pour délester la scène du micro et de la chaise de Dave Weiner.
Le show a commencé avec une épaisse fumée artificielle sortant du socle de la batterie surélevée.  Les photographes pros ont dû être contents, durant les 30 premières secondes, ils n’ont pas pu faire leur job faute de visibilité. Et ouais les gars, la prochaine fois faudra penser aux antibrouillards sur votre Canon EOS :-)
Notre guitar master est entré sur scène chaussé de ses fidèles chaussures en crocro, chemise et chapeau noir (probablement emprunté à Marc Veyrat, cf. photo), il nous a mis dans le bain. Ces premières mesures furent pour la France ! Il entama quelques notes (à sa façon) de la Marseillaise et enchaîna avec Racing The World. Le ton de la soirée était donné.

Mais qu’a-t-il pris ? Je l’avais quitté en 2007, certes expressif mais là, c’est un tout autre Steve qui est sur scène. Il n’arrête pas de gesticuler, de danser, de refaire avec sa guitare les mimiques les plus populaires de Mickael Jackson (il ne manquait plus que le moonwalk pour que ses danses soient validées d’un 10 de Jean-Marc Généreux). Sa joie était communicative.

Le son était excellent. Même avec mes Acoufun (il faut toujours protéger ses oreilles) je distinguais très nettement l’ensemble des instruments, même la harpe…. Et oui, on a beau faire de la guitare électrique, on peut quand même se faire accompagner d’une harpe. En 2007 ce fut un violon, on attend tous avec impatience la prochaine tournée pour savoir ce qu’il va nous trouver comme nouvel instrument improbable…. un xylophone peut-être, chiche ?

Il nous a fait l’effort de parler en français quelques mots très sommaires. D’ailleurs qu’est ce qu’il a parlé !!! Il racontait un peu sa vie, quelques blagues, un poème en musique (très réussi et un beau moment d’émotion)… Il était bien, on sentait que le concert pouvait s’éterniser, d’ailleurs il l’a annoncé :

Êtes-vous prêt pour 3h de live ?

Les photographes (professionnels) sont restés durant les 4 premiers morceaux (si ma mémoire est bonne). Steve a même plaisanté avec eux, chipant un APN pour s’amuser et photographier le public : bon esprit.

Un cliché qui va valoir de l’or !

N’étant pas un très grand fan de Steve Vai (mis à part Passion & Warfare et ses prestations au sein du G3 de Satriani), je peux difficilement vous énoncer tous les titres joués ce soir, d’autant que ses derniers albums solos (et le dernier en date : Story Of Light) ne m’ont pas laissé un grand souvenir, j’ai même honnêtement beaucoup de mal à en écouter plus de 10 minutes.

La setlist fut longue… très longue. Si vous avez les titres, je suis preneur !

Il sait mettre en avant ses musiciens, tous avec de très belles références et souvent multi-instrumentistes. Ce n’était Steve Vai and his band mais bien Steve Vai+Dave Weiner+Jeremy Colson+Philip Bynoe+Deborah Henson-Conant+Beverly McClellan tant ses musiciens étaient mis à contribution pour sa musique. Mais je veux bien l’avouer, cette formule est un peu longue sur une affiche de concert !

On a eu droit au traditionnel solo de guitare de son 2nd (Dave Weiner), mouais, sans plus.
A un solo de batterie (par Jeremy Colson) quelque peu original. Et cerise sur le gâteau, deux solos de harpe de Deborah Henson-Conant, un en intro de Whispering A prayer : superbe !
Et l’autre seule sur scène.

LINEUP:

Steve Vai : Lead guitar
Dave Weiner : Guitare
Jeremy Colson : Drums
Philip Bynoe : Bass
Deborah Henson-Conant : Harp
Beverly McClellan : Vocals

Steve s’est changé 5-6 fois durant son concert (plus que Lady Gaga!) dont une TRES remarquée, comme vous pouvez le voir sur la photos ci-dessous. On comprend mieux pourquoi il est surnommé l’Alien… Cet homme vient d’une autre planète ! La vidéo ici.

Comme si on n’en avait pas assez pris plein les yeux et les oreilles, Steve s’est offert le luxe de faire monter sur scène 2 fans du 1er rang dont Natalia, très connue des hard fans de Vai (que l’on peut voire à de nombreux concerts en France et à l’étranger de Vai, mais aussi de Satriani and co…)

Pourquoi les faire monter sur scène ? Et bien pour qu’ils composent LIVE un titre avec Steve et son groupe. 10min de mise en place (la vidéo ici). En bon chef d’orchestre, Steve a interprété en live les quelques bribes de mélodie et rythmiques soufflées par Natalia et Joel. Je vous avoue que je suis resté bouche bée devant le rendu final et la manière dont Steve a dirigé le morceau. Je pense que peu d’artistes peuvent arriver à ce résultat si rapidement. Et on se rend compte de la qualité des musiciens qui l’accompagnent. Bravo ça m’a troué le cul !

Comme à chaque fois, on a eu droit à son hymne For The Love Of God qu’on ne présente plus.
Un titre qui fait l’unanimité. Encore une fois, plus de 10min de bonheur. Émotion, talent, maîtrise de l’instrument. Tout y était.

Concert très sympa, assez élitiste quand même (ses derniers albums ne sont pas à la portée de tous). Certains (les fans de la première heure), sont restés sur leur faim. On avait l’habitude de voir/entendre Steve Vai dérouler du câble et enchaîner les notes à la vitesse grand V. Certes, on a eu droit à nos sweepings et autres legatos habituels mais ce ne fut pas du Yngwie Malmsteen :-) Steve  est resté « tranquille » tout était sous contrôle. Les larsens et les effets de floyd rose étaient maîtrisés à la perfection. Sans l’excès. Steve a voulu (dé)montrer qu’avec une Ibanez JEM on pouvait aussi créer de l’émotion. Pari gagné.

Ce lundi soir à Paris, les ombres de Franck Zappa et surtout celle de Jeff Beck ont plané au-dessus de l’Olympia.

SETLIST (mise à jour le 22/11/2012):

1. Racing The World
2. Velorum
3. Building The Church
4. Tender Surrender
5. Gravity Storm
6. Daves Solo
7. Answers
8. Weeping China Doll
9. The Moon And I
10. The Animal
11. Whispering A Prayer
12. The Audience Is Listening
13. Deborah Solo (avec son harpe électrique)
14. Rescue Me Or Bury Me
15. Sisters
16. Treasure Island
17. Salamanders In the Sun
18. Pusa Road
19. Drum Solo
20. The Ultra Zone
21. Frank
22. Build Me A Song (Jam avec Natalia & Joel,2 fans de la fosse invités par Steve pour « composer » une chanson en Live)
23. For The Love Of God
24. Taurus Bulba

 

VIDEO : Whispering A Prayer –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO : Drum Solo by Jeremy Colson –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO : Harp Solo by Deborah Henson-Conant  –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO :  The Ultra Zone –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO : Jam part1/2 –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO :  Jam part 2/2 –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

VIDEO :  For The Love Of God –  Steve Vai, Paris@Olympia, (2012.11.19)

PHOTOS:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A LIRE AUSSI :

– Dernier concert de Steve Vai à Paris (Grand Rex le 29 juin 2007)

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