Hanni El Kathib @Le Trabendo : Mèche, guitare et Rock n’ Roll !

Talons aiguille, franges et bouches en cœur d’un coté. Mèche faussement rebelle de l’autre. Le concert du rockeur californien Hanni El Kathib ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices mercredi soir au Trabendo.

La soirée Tsugi Superlive organisée par l’auto-nommé “magazine défricheur de musiques” regroupait trois affiches : Blackfeet Revolution, Paon, et bien sûr Hanni El Khatib.

Et c’est évidemment pour le beau gosse californien que la majorité du public, essentiellement composé du tout-Paris de hipsters et hipsteuses, avait fait le déplacement. Il faut dire que son deuxième album Head in the Dirt (2013), a confirmé toutes les bonnes choses que l’on pensait de lui après un premier opus Will the Guns Come Out  (2011) sacrément réussi dans le genre garage rock teinté de rythm’ n’ blues.

Hanni El Kathib au Trabendo

Hanni El Kathib et sa guitare sur la scène du Trabendo

Arrivés au Parc de la Villette sous la pluie, on passe sur la prestation du duo Blackfeet Revolution, le temps d’avaler un recommandable hot dog à 4€.

On  découvre ensuite les Belges à couvre-chefs et gilets de Paon. 30 mn de garage-pop sauce rosbeef. Pas transcendant, mais pas désagréable. Intéressant quand les deux leaders/chanteurs du quatuor laissent parler leurs instruments plutôt que leurs organes vocaux. Le (court) morceau instrumental du set passe mieux que les autres.

Il est 22h quand la vedette débarque. Le Trabendo (complet ce soir) se réveille. Lumières tamisées. Soul 50’s en fond sonore. Le gars connait ses classiques.

Hanni El Khatib

Hanni El Khatib approche à petits pas

Hanni El Kathib débarque, guitare en bandoulière, chevelure gominée, bière à la main. Accompagné de ses trois zicos, deux têtes poilues, tout droit sortis d’un groupe de heavy metal, et un batteur en marinière.

Démarrage bruyant sur Head in the Dirt et c’est parti pour une heure de rock brut. Ça sent bon le soleil et les skateparks californiens.

Les gars enchaînent les morceaux à vitesse grand V. Après une demi-heure de show, les Californiens ont déjà déroulé la moitié de leur répertoire. On ne va pas y passer la nuit.

Les morceaux sont fidèles aux versions studio. Normal, Hanni enregistre dans les conditions du live, sous la houlette de Dan Auerbach des Black Keys (rencontré en novembre au Pompon, dans le Xe !) à la production.

Plus à l’aise sur les morceaux bruyants (Fuck.it.You WinBuild.Destroy.Rebuild) que sur les plus mélodieux (Penny, Dead Wrong), Hanni donne de sa personne, cogne sur sa guitare, enchaîne les binouzes et quelques tentatives de communication en français. «Wesh Wesh» lance-t’il à deux reprises. Qui a bien pu lui apprendre ça ?

Franges et bonnets tentent quelques pogos gentillets. On s’approche un peu, histoire de sentir la sueur du premier rang et voir l’artiste de plus près. La mèche d’Hanni tombe sur son front en sueur. Le concert devient plus intéressant. Plus Rock n’ Roll. El Kathib termine le premier set en trombe, s’absente quelques courtes minutes, et revient, toujours bière à la main, pour un rappel efficace.

1h20 de show. Pas le concert de l’année, mais un rythm’ n’ blues garage efficace dans une salle à taille humaine. On reviendra.

Quelques photos prises par de bien meilleurs photographes que moi : 

Et bien sûr de belles vidéos amateurs ici :

http://www.youtube.com/watch?v=fIaqRUEnR1Y&feature=youtu.be 

http://www.blogotheque.net/2011/10/17/hanni-el-khatib/

Hanni El Khatib, le roi du Garbage Rock ?

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