Bruce Springsteen @ Stade de France : un Américain à Paris

Après les deux concerts d’anthologie livrés à Bercy l’an dernier, Bruce Springsteen a donné de sa personne samedi soir et offert un concert placé sous le signe du rock et de la bonne humeur, ponctué par un Born in the USA joué dans son intégralité. Dans l’immensité du Stade de France, le Boss a réussi l’impossible : créer intimité et proximité avec son public.

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Et comme en 2003, le natif du New Jersey a commencé par offrir un petit cadeau à ses fans les plus fidèles en se présentant dès l’ouverture des portes à 18h. Seul sur scène, armé de sa guitare et de son harmonica, Springsteen a assuré sa propre première partie.

This Hard Land
Burning Love
Growing Up

La soirée commence bien et sera à l’image de ce petit extra : généreuse et surprenante.

Il est 19h40 quand le son inimitable d’Ennio Morricone retentit dans l’enceinte dyonisienne. Les (nombreux) musiciens du E-Sreet Band version XXL montent sur scène. Suivi du Boss, tout de noir vêtu, guitare en bandoulière. «Bonsoir Paris ! One, two…»

Pas de détails, le marathonien du rock est venu festoyer avec son public français. Les deux premiers morceaux donnent le ton. Badlands, Out in the Streets. On ne pouvait espérer meilleur démarrage.

Troisième morceau, première request. Et premier test pour le E-Street Band («Someone is trying to stump the band ?» demande le boss), qui revisite le classique de Little Richards Lucille.

Stade de France

Stade de France

Le son est loin d’être à la hauteur, le stade immense, alors le Boss va se retrousser les manches pour régaler les 70 000 spectateurs venus l’écouter.

Et le gars connaît son métier. Springsteen (64 ans) harangue le public, descend vers la foule, récupère les sign request, signe des autographes, pose pour quelques photos. Il profite même de l’absence de sa femme Patti pour jouer les jolis cœurs et s’allonger auprès de quelques filles du premier rang.

Passée une heure de show et les inévitables Wrecking Ball,  Death to my Hometown, et Spirit in the Night, et l’endiablé Cadillac Ranch (sur demande du public), le Boss annonce en français dans le texte «quelque chose de spécial pour Paris». Le groupe va jouer Born in the USA en intégralité. Cadeau.

Si ce n’est pas son meilleur album, c’est assurément le plus adapté au concert en plein air. Des tubes, des morceaux rythmés et l’enchaînement imparable «No Surrender, Bobby Jean, I’m Goin’ Down, Glory Days, Dancing in the Dark».

Bruce Springsteen

Bruce Springsteen, Stade de France, 29 juin 2013

Généreux, souriant et d’une bonne humeur toujours aussi communicative, Springsteen assure le spectacle et fait oublier l’immensité du Stade de France. La complicité avec son copain Steve et les autres membres du groupe est intacte. Jake Clemons, neveu du regretté Big Man, remplace même son oncle lors des cabotinages du Boss.

Le public participe lui aussi au show. Sur Dancing in the Dark, Springsteen fait monter trois heureux élus sur scène pour danser, chanter et même jouer quelques notes de guitare.

Aussitôt terminé Born in the USA, pas de temps mort, l’esprit New Orleans des Seeger Sessions resurgit le temps d’un Pay Me My Money Down festif. Waitin’ on a Sunny prend le relais avant l’efficace The Rising.

A peine la nuit tombée, Springsteen allume les lumières pour le rappel : Born to Run (avec son copain Elliot Murphy), la surprise roadhouse Ramrod et American Land concluent trois heures de spectacle intense et généreux.

Le Boss salue ses musiciens un par un, avant de revenir seul sur scène armé de sa guitare acoustique pour terminer ce samedi comme il l’avait démarré. Le Boss nous offre un Thunder Road d’anthologie, plongeant le SDF dans une ambiance de cathédrale.

3h10 de concert. Rock, folk, gospel et même celte. Loin des records springsteeniens, mais toujours largement au dessus de la concurrence. See you in Rome Boss.

Set List

D’abord, grâce à nos amis du Stade de France, on vous invite à jeter un oeil la set-list initiale ici (où l’on remarque que The River et surtout Rosalita était prévue !) 

La set-list prévue pour le Stade de France

01 – Badlands
02 – Out in the Streets
03 – LUCILLE (Little Richard Cover, Sign Request)
04 – Wrecking Ball
05 – Death to My Hometown
06 – Cadillac Ranch (Sign Request)
07 – Spirit in the Night
Born in the USA album
08 – Born in the U.S.A.
09 – Cover Me
10 – Darlington County
11 – Working on the Highway
12 – Downbound Train
13 – I’m on Fire
14 – No Surrender
15 – Bobby Jean
16 – I’m Goin’ Down
17 – Glory Days
18 – Dancing in the Dark
19 – My Hometown
20 – Pay Me My Money Down (no 30 sec speech this time)
21 – Shackled and Drawn
22 – Waitin’ On a Sunny Day
23 – The Rising
24 – Land of Hope and Dreams
25- We Are Alive
26- Born To Run (avec Elliott et Gaspard Murphy)
27- Ramrod
28- Tenth Avenue Freeze Out
29- American Land
30- Thunder Road (acoustic)
Fin du concert à 22h52 (3h09)

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2 comments

  • David on 8 juillet 2013 at 3:09 said:

    Bonjour Stade de France,

    Vous avez bien raison. Et nous nous sommes donc fait un plaisir de rectifier, liens à l’appuie.

    Un petit RT sur votre compte twitter ne serait pas de refus :-)

    Et merci pour les compliments.

    Bonne journée !

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