Bruce Springsteen @ Rock in Roma : Sérénade dans la cité éternelle

Bruce Springsteen a offert un concert d’anthologie au public italien. Un show «à la carte» ponctué par l’interprétation rarissime de NYC Serenade.

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30 000 romains étaient attendus ce jeudi 11 juillet au festival Rock in Roma pour le quatrième et dernier concert du Boss en Italie cette année. Un pays où il est particulièrement adulé.

Pour être sûr d’être bien placé, une seule solution : le bracelet doré.

Les sésames permettant d’accéder au pit sont distribués dès 8h aux 2000 premiers arrivés à l’hippodrome.

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Après un réveil inhabituel aux aurores (7h15) et une galère pas possible pour trouver le train, on arrive enfin à la gare de Capannelle sur les coups de 9h… Les premiers bracelets jaunes sont déjà là. Aïe !

C’est donc au pas de course que l’on traverse l’hippodrome en direction du Parking, où le staff et les fans se sont organisés pour la remise de bracelets.

Après une queue rapide, nous recevons les (derniers) sésames.

Numéros 1975 et 1976. Ouf ! C’est bon. A nous le pit.

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Le tirage au sort qui doit définir l’ordre d’entrée aura lieu à 12h. L’entrée un peu avant 15h.

Après un détour par les studios voisins de CineCitta, on passe donc l’après midi sous le soleil, entre les plus fidèles des fans du Boss.

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Il est 18h55 quand les Cyborgs débarquent sur scène. Une première partie pour Springsteen ! Assez rare pour être souligné.

Passé le ridicule des casques de soudeurs vissés sur leur crâne, le duo romain se débrouille pas trop mal dans le genre rockabilly-groovie. Leur rock vintage et le batteur multi instrumentaliste ne sont d’ailleurs pas sans rappeller notre bien aimé Tigerman.

Il est déjà 20h50 quand retentissent les notes d’Il était une fois dans l’Ouest.

Les membres du E-Street Band arrivent un par un, emmenés par Little Steven, sur l’intro mystique de SPIRIT IN THE NIGHT.

«Can you feel the spiriiiit !», entend-on sans apercevoir encore le gars du New Jersey.

«Can you feeeeeel, the spirit noooow !»

Arrivée théâtrale du Boss, micro main et large sourire. Il s’avance vers son public, parcourt la scène de long en large, serre des mains, échange des regards complices.

Quatre jour d’abstinence depuis le dernier concert, Bruce a besoin de se frotter physiquement à son public.

Intro + Spirit in The Night

A Rome, Springsteen est en terrain conquis. Et plutôt que d’enchaîner les tubes ou les habituels morceaux de Wrecking Ball (le title track ne sera même pas joué ce soir), c’est dans ses archives (MY LOVE WILL NOT LET YOU DOWN, ROULETTE, LUCKY TOWN..) et dans le public (SUMMERTIME BLUES, STAND ON IT, BRILLIANT DISGUISE…) qu’il va chercher l’inspiration pour cette première moitié de concert où les surprises n’en finissent plus.

S’il est peu bavard ce soir, «Bruché», comme prononce nos amis italiens, est en forme.

Sur KITTY’S BACK, avant de s’offrir le solo final, BS laisse parler ses musiciens offrant un bel enchaînement cuivres, piano, guitare.

Les morceaux se suivent dans une set list décousue et improvisée (Candy’s room, She’s the one) jusqu’aux dernières notes de piano d’INCIDENT qui assurent une transition souvent espérée, rarement interprétée, pour l’énorme ROSALITA.

L’un de mes morceaux préférés.

Explosition de joie dans le pit. Bruce régale encore ce soir. Little Steven, en forme également, fait le pitre avec son patron.

Sur le final jouissif de Rosie, BS et Steve descendent dans la fosse. Arrachent une banderolle des mains de fans du premier rang, avant de la présenter au public.

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Le pit n’en croit pas ses yeux :
NYC SERENADE.

«Per Roma

Incredibile. Bruce et sa bande ne jouent NYC Serenade qu’une fois tous les siècles. Et généralement à domicile.

C’est énorme. Et ce n’est pas fini. Bruce fait monter une demi douzaine de violonistes sur scène et nous offre une version superbe, tout en justesse et pleine d’émotion, emmenée par l’intro spectaculaire du Professeur Roy Bittan au piano.

Cet enchaînement Rosie/NYC restera à jamais gravé dans ma mémoire de Springsteenophile. Ce concert était déjà mémorable, il est tout simplement devenu mythique.

New York City Serenade :

La deuxième partie du show sera  plus classique. Mais aussi beaucoup plus festive.

On sent le Boss et tout le groupe libéré après cette prouesse.

Springsteen jouera même les entremetteurs, organisant une demande en mariage pendant DANCING IN THE DARK.

Bruce et ses copains de la rue E termineront sur deux reprises festives : TWIST AND SHOUT et le jouissif et interminable SHOUT, repris en cœur par les 30 000 personnes qui garnissaient la pelouse de l’hippodrome de Capannelle et que Springsteen met littéralement à genoux !

Shout :

Après 3h15 de performance, Bruce aurait pu s’arrêter là, mais ce serait mal connaître la bête. Le patron raccompagne ses gars avant de terminer le travail, seul, armé de sa guitare et de son harmonica pour un THUNDER ROAD touchant.

Dans la cité éternelle, le patron a offert à ses fidèles un concert qu’il ne sont pas prêts d’oublier. Et moi non plus.

SETLIST :
01. Spirit in the Night
02. My Love Will Not Let You Down
03. Badlands
04. Death to My Hometown
05. Roulette
06. Lucky Town
07. Summertime Blues (Eddie Cochran cover)
08. Stand on It
09. Working on the Highway
10. Candy’s Room
11. Not Fade Away (The Crickets cover) (Intro for She’s the One)
12. She’s the One
13. Brilliant Disguise
14. Kitty’s Back
15. Incident on 57th Street
16. Rosalita
17. New York City Serenade
18. Shackled and Drawn
19. Darlington County
20. Bobby Jean
21. Waitin’ on a Sunny Day
22. The Rising
23. Land of Hope and Dreams

Rappels 1:
24. Born in the U.S.A.
25. Born to Run
26. Dancing in the Dark
27. Tenth Avenue Freeze-Out
28. Twist and Shout
29. Shout (The Isley Brothers cover)

Rappel 2:
30. Thunder Road

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One comment

  • Spartak de dinard on 13 juillet 2013 at 11:11 said:

    Wahhhhhh. Peut etre LE concert de la tournee visiblement. NYCS n a, je crois, jamais ete joue en dehors des US. L enchainement 14-15-16-17 est monstrueux.

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