SPRINGSTEEN & I @ La Géode : Pour l’amour des fans

Après Aerosmith au Publicis jeudi dernier, on s’est offert une deuxième séance cinématographico-musicale lundi soir avec la projection du documentaire SPRINGSTEEN & I à la Géode. Galerie de portraits réussie des admirateurs du Boss.

Springsteen & I, la bande annonce : 

On vit décidément un bel été Springsteenien. Après la fête du 29 juin au Stade de France et la sérénade mémorable de Rome début juillet, la société de production de Ridley Scott nous a offert un sacré cadeau avec SPRINGSTEEN & Idiffusé ce lundi 22 juillet en simultané et en exclusivité dans une cinquantaine de pays.

Inspiré du long métrage Un Jour dans la Vie, déjà produit par le cinéaste britannique, ce docu donne la parole aux fans, sollicités en fin d’année dernière, et propose d’illustrer le lien étroit qu’ils entretiennent avec le Boss.

Un film fait par les fans, pour les fans. Ça sonne un peu comme la fin d’une vidéo piratée sur YouTube. Et c’est bien l’esprit de ce documentaire.

Les témoignages, drôles et émouvants (et parfois aussi un peu caricaturaux), sont entrecoupés de morceaux lives. Car la musique est évidemment au cœur de l’histoire. De sources plus ou moins officielles (le film s’ouvre sur une vidéo pirate récente de SPIRIT IN THE NIGHT). D’époques lointaines (GROWIN’ UP en acoustique, FACTORY…), récentes (RADIO NOWHERE), et plus ou moins cultes (les larmes du Boss et de Clarence Clemons sur BLOOD BROTHERS lors du Reunion Tour, ou BS chantant dans les rues de Copenhague).

On savait que Bruce était un sacré personnage. On sait maintenant que ses fans valent également le détour. Des dizaines de mordus, issus du monde entier, nous racontent la relation qui les lie à l’artiste, comment il a pu les inspirer, les guider ou les influencer dans leur vie de tous les jours.

Dans cette galerie de portraits, on retiendra notamment :

  • Le sosie d’Elvis qui a eu la chance de partager la scène du Boss sur ALL SHOOK UP. Tellement à l’aise que le gars ne veut plus descendre. Il faudra le regard noir de Bruce pour lui faire comprendre qu’il est temps de repartir.
  • Ce couple de fans américains, issus de la classe populaire, travailleurs et ensemble depuis 28 ans et qui n’ont jamais eu les moyens de se payer un concert du Boss. Plus Springsteeniens tu meurs.
  • Et surtout le témoignage hilarant de ce Britannique qui subit depuis des années la passion de sa fan de femme et qui implore, par caméra interposée, le Boss de réduire la durée de ces concerts : « 3h30, c’est vraiment trop long »

Le docu illustre à merveille le lien entre Springsteen et ses fans. D’une part l’admiration qu’ils lui portent, mais également sa façon à lui de leur rendre (parfaitement palpable dans l’épilogue). Surtout depuis le début des années 2000, où il s’est rendu beaucoup plus accessible.

Le film se termine sur un BORN TO RUN intemporel, medley réussi de différentes versions live du titre phare de Springsteen.

Sitôt le générique de fin terminé, en guise de rappel, 40 mn du concert donné à Hyde Park en 2012, et notamment le duo avec Sir Paul McCartney (I SAW HER STANDING, TWIST AND SHOUT). On en prend plein les yeux et plein les oreilles. Jusqu’à ce que la police britannique oblige le E-Street Band à rentrer à la maison.

Si la salle hémisphérique de la géode ne se prêtait pas forcément aux vidéos amateurs à la qualité inégale, elle se montre bien plus adaptée à ce mini-concert. On a sûrement eu droit à un (bien) meilleur son que les spectateurs présents à Londres ce jour là.

Pour les retardataires, la séance de rattrapage prévue lundi prochain à La Géode est déjà complète (?!). Troisième chance le 5 août.

De notre côté, on terminera l’été en douceur avec la lecture de Bruce, la bio de Peter Ames Carlin (Sonatine).

Pour finir, un TOP 5 illustrant plutôt bien la relation entre Bruce Springsteen et le cinéma

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Posted under: Live reports

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