Jonny Lang @New Morning : Entre émotion et transpiration

Avant toute chose je tiens à m’excuser pour les photos et videos qui vont suivre. Mon camescope et mon APN étant HS j’ai dû à la dernière minute prendre une solution de secours. Malheureusement le rendu n’est pas au rendez-vous. On essaiera de faire beaucoup mieux les prochaines fois avec un matos un peu moins amateur.jonny lang paris 2013

Evidemment comme un gros poissard que je suis, je pars du bureau à 20h alors que le concert est à 20h.
Retour au New Morning après l’infatigable concert de papy John Mayall et le non moins talentueux Eric Jonhson (oui je sais je n’ai pas fais de live report… je suis une grosse féniasse et alors ?). Sans compter l’excellent Live Report de David pour Graham Parker.

Ce soir, place aux jeunes avec autant (voir plus) de talent. Oui ce soir j’ose dire les choses !

 

jonny lang

 

Un bon concert commence toujours par une bonne première partie

Tout bon concert débute par une 1ère partie. Même si je suis arrivé que pour les 3 derniers morceaux, j’ai pu me faire une petite idée. Très bonne surprise ce Corson. Un français qui chante en anglais avec une voix de dingue. Le physique du gendre idéal qui pourrait très bien jouer dans un sitcom d’AB productions.
Simplement accompagné d’un violoncelliste et d’un guitariste folk. Pas évident de se produire devant une salle qui attend un virtuose électrique après. Mais pari réussi. Son timbre profond, rempli d’émotion et de justesse a su conquérir l’âme du New Morning.

Qui est Jonny Lang ?

Comme on a 30min devant nous je vais vous conter comment Jonny (oui on est intime) est venu titiller mes oreilles un beau soir de 1997… La faute à qui ? A ce satané tonton Z qui officie depuis des années sur les ondes d’RTL2. Oui, Mr Zégut, c’est à cause ou plutôt grâce à vous que l’ami Lang est venu bouleverser mon amour du blues.
En 1997, le jeune Lang n’avait que 16 ans !!! Oui 16 ans. Même Zégut dans sa présentation de l’artiste n’en revenait pas. Comment un gamin de 16 ans peut-il avoir cette voix rauque de bluesman black de 50 ans son ainé ?
Mais si seulement il n’avait que la voix… Le bougre s’offre aussi le feeling, une maturité de dingue et… un jeu de guitare pouvant rendre jaloux beaucoup d’entre nous. C’était en quelque sorte un Sullivan avant l’heure (les fans de BB King comprendront). Oui Jonny Lang en un seul album a marqué l’histoire. Depuis, le temps a fait son oeuvre et le jeune Jonny est devenu adolescent puis jeune homme, son jeu de guitare s’est bonifié en technicité tout en gardant sa fougue et sa passion pour le blues… Rock. Sa voix, elle, bizarrement s’est teintée, adoucie. Plus la peine de la forcer, l’émotion vient de suite.
Qu’en est-il ce soir ? A toute de suite pour le voir…

 

Un concert où l’on matte aussi dans la salle…

Avec ces 30min de pause je peux me poser et observer.
Surpris de voir 50% de filles et pas les plus moches… Ya de beaux ptits lots qui ont fait le déplacement. Pas sur qu’elle ne viennent que pour la musique…
La particularité de Jonny Lang, outre le fait qu’il chante et qu’il joue divinement bien, c’est un beau gosse, très beau gosse. Dans le blues, y’en a pas des masses, le chic de Bonamassa (techniquement intouchable) et ce mannequin de cire de John Mayer plus préoccupé par ses conquêtes au VIP Room que par améliorer son jeu à la guitare.
Jonny lui, joue dans la cours des vrais beaux gosses où l’on voudrait qu’il soit notre meilleur pote. Grand, beau, musclé, souriant, honnête, humble, c’est surement pour ces raisons qu’on a pu voir autant de gente damoiselles ce soir.

 

Et c’est parti pour 2h de blues ROCK !

jonny langDès l’ouverture de son concert, le ton est donné, ce soir le blues va avoir un bon coup de pied au cul et notre Jonny va mouiller le t-shirt.
La première question qu’on peut se poser est : est ce qu’il se drogue ?
Difficile d’être plus en amour de sa musique. Plus je le regardais et plus je me disais qu’il aurait pu très bien faire le fils caché de Joe Cocker et de Bruce Springsteen. Tant il était en trans et tant il transpirait.
Pas un titre (hors rappels) de moins de 11min !
Notre jojo ne se contente pas de jouer ses albums, il les passent au mixeur pour nous livrer des versions live inédites et généreuses.

jonny lang.Paris était la 1ère date de la tournée Européenne. La Setlist était similaire aux concert US à quelques impros et boeuf près…
Dans le blues les accords et les enchaînements sont simples, l’improvisation peut se faire uniquement en s’appuyant sur une seule gamme (la pentatonique par exemple). On peut se permettre pas mal d’excentricité et partir dans les tours sur de grandes envolées guitaristiques.
Sur un  concert, Jonny est en plein exorcisme, il est possédé par le blues. Il se livre à coeur ouvert dans son art. Jubilation pour son auditoire. Quelle présence, quel charisme !

jonny langPour Les rappels, Jonny est seul sur scène avec d’abord sa Telecaster puis sa folk. Le final est grandiose, Lie To Me (son tube qui l’a fait découvrir au monde entier en 1997) est joué acoustique avec un final électrique somptueux (video ci-dessous) avec l’ensemble de son band. Dans cette version épurée, la sensibilité de notre américain explose sur scène.
Alors certes, oui on n’a pas la rapidité, le toucher et la technique d’un Bonamassa mais on a un truc rare et incomparable pour faire du blues : L’âme. et ce « bon vieux » Jonny en a à revendre !

Video : Lie To Me (Paris@New Morning, 2013.10.01)

Jonny revient en avril a l’Olympia : Courez-y !… Même si l’Olympia n’aura pas la proximité d’un New Morning un soir d’Octobre…

 

Pour aller plus loin : 
Si vous en voulez encore, je vous conseille l’excellent papier de Romain à lire ici.

 

Gallery Photos : 

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