Popa Chubby @Trianon : Enorme !

popa.Still004Popa Chubby a son public en France et son succès ne se dément pas depuis 96 comme il se plait à le dire (date de son premier concert en France).

Son dernier album (ndlr: Universal Breakdown Blues) sorti en fin avril 2013 tourne en boucle dans mon baladeur. Plus de 6 mois dans l’attente d’entendre enfin Live sa version d’Over The Rainbow. Allez Zou, on découvre tout ça et c’est MAINTENANT.

 

A la bourre…. comme d’hab’

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Dans l’après-midi je regarde le flyer du concert (ci-dessus) de ce soir et je vois concert à 18h !
Il est 15h, pas douché, pas mangé, pas maquillé (oui, je ne sors jamais sans ma petite crème de jour)… Ca semble tendu pour être à l’heure. Je regarde le billet, c’est bien 18h. Et sans 1ere partie. Quelle horaire bizarre !
Je m’active… mais comme tout ne roule jamais comme on le prévoit, je suis en retard. Mais pour une fois c’est de ma faute mais celle de ce FUCKING Mac qui n’a pas trouvé un autre moment pour me faire chier ! Bon, reboot (et oui un Mac ça se plante aussi) et je dois refaire mes encodages de la veille (ndlr : Skid Row+Ugly Kid Joe).
J’arrive au concert avec 30 petites minutes de retard…Popa est sur scène et finit sa reprise de Hey Joe (quel solo !!!! Rien de tel pour me mettre dans le bain et pour me dégoûter d’avoir eu 30min de retard). Je suis super loin, emmerdé par la foule et les grands (d’ailleurs, pourquoi en fosse y’a toujours des gars de 2m28 ?). J’essaye au mieux de trouver un angle pour filmer 2-3 séquences… En vain.P1030720

Sobriété, efficacité

Un concert de Popa reste un concert de Blues, donc exit les décors à plateaux ou les chorés à la Lady Gaga.
Là, c’est simplicité, sobriété et efficacité. Environnement minimaliste, il a du assister avant à un concert de Dylan pour avoir cette inspiration sur son décor et ses lumières minimalistes.
Comme depuis déjà quelques années notre New-Yorkais de ce soir est assis, tatoué, crâne toujours rasé et barbiche tirant maintenant sur le poivre et sel, sur la balance notre gros bébé a du reprendre encore quelques kilos, je le sens plus fat mais aussi plus dans l’énergie, à voir par la suite…

En live, notre homme n’a pas pour habitude de jouer sur toute une panoplie de guitares Il joue essentiellement sur des Fender, souvent des Strats qu’il affectionne tout particulièrement et surtout quand elles sont bien défoncées :-)
Ce soir, la belle est sa strat fétiche « Hells Angels » qui ne déroge pas à la règle. Au vu du pickguard surement une Strat de 61 ou 62, concernant la couleur (enfin ce qu’il en reste), on est sur un sunburst 3 tons plus que passé.popa.Still012

Très vite les morceaux s’installent et les improvisations s’enchainent.

Ses musiciens ne sont pas en reste. Son bassiste a le droit à son heure de gloire et nous délivre un somptueux solo digne des plus grands. Dextérité et maitrise, rien à redire, tout est en place et ça envoie !
Ce solo nous change des formations blues où uniquement le soliste (tête d’affiche) à son mot à dire.

Comme à son habitude, l’originaire du Bronx ne garde pas sa langue dans sa poche et les noms d’oiseaux ou plutôt de Fucking Birds volent au dessus ed la scène du Trianon. On a eu droit à quelques variantes mais comme nous sommes lus par des oreilles chastes, je ne m’aventurerai pas à retranscrire les doux mots sortis de la bouche de notre ogre du Blues.

Un concert, 2 parties

What The Fuck ?! Au bout d’une heure le Popa nous informe qu’il quitte la scène et reviendra plus tard… confirmation par son manager (français), 20 minutes de pause avant la deuxième partie.

20 minutes d’attente, pile poil le temps de checker quelques mails, boire une bière et surtout changer de place pour me rapprocher au mieux de l’artiste (sans se faire gauler….)

Allez, c’est l’heure de la reprise !
Et il envoie méchant après 20min de pause-Kitkat. chose rare maintenant, il se lève de son siège pour le solo final. Quelle pêche !

Et après quelques titres bien rock, vient enfin le moment que j’attendais depuis plus de 6 mois…. sa reprise de Over The Rainbow. Chanson mainte fois reprise par les plus grands, dont certainement la plus belle version restera à jamais celle de Jeff Beck, le summun de la perfection.

Intro reconnaissable par son violoning avec notamment sa version très personnelle de Lettre à Elise… Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai même pas pu tout filmer (plus de 10min quand même !), un gentil monsieur de la sécu m’a demandé très gentiment d’arrêter… Merci F****** security :-(
J’ai pas toute la setlist, mais aucun morceau n’a fait moins de 7min.

Popa annonce son band à sa manière… et c’est reparti pour un solo de basse mais le meilleur reste à venir…. une reprise de BB KING de plus de 20minutes !!! Et Popa va faire dans l’originalité en se mettant… à la batterie ! SA batterie !
On a donc droit à deux batteries. Une rythmique de dingue, Popa tape comme un dératé sur ses peaux. Quelle pêche !popa.Still006Ca swingue un max, ça Rock grave, le public frappe dans ses mains, remue du popotin, on se croirait presque au concert de Prince au grand Palais en 2009 (quand j’y repense, quel concert!).
A la fin du morceau, Popa et son batteur assure le show et un jeu de questions/réponses se met en place, le public est conquit, BB King n’aurait pas fait mieux.

Le manager arrive pour signaler qu’il ne reste que 15 minutes…. Le public râle un peu.
Popa lance alors un « Si vous en voulez encore, venez me voir demain« . Heu…. Popa, tu ne joues que dans 2 jours à Lyon :-)

Il enchaîne un Little Wing version instru (assez court) et un Mind Bender bien punchy où il nous fera l’immense honneur de finir son solo debout !popa.Still011

Popa clôt son setlist par une dernière phrase au public et en français je vous prie «  »je t’aime mes amis », puis finit par sa reprise du classique Hallelujah de Léonard Cohen.
Petite anecdote : A la fin de Hallelujah, l’espace de 2 secondes, son jack s’est retiré d’une de ses pédales… Plus de son de sortant de sa guitare ! On l’entend sur la fin de l’audio (ci-dessous). Mais comme un grand professionnel, cet incident est passé iinaperçu(ou presque).


Au final, un concert épique de 2h15.
Je ressors avec une pêche d’enfer. Les 2h15 sont passées vites, si vite. Quel concert ! Surement mon meilleur concert Blues-Rock, même mieux qu’un Clapton à Lille en 2006 (qui était ma référence) ou d’un Jonny Lang au New Morning (en attendant son concert avec Tedeschi Trucks Band en avril prochain). Popa reviens-nous vite.

Comme à son habitude, à chaque fin de concert (et dans la plus pure tradition des concerts de blues), le robuste Popa s’offre très volontier à quelques minutes de signatures de disques, photos et d’échanges avec ses fans. On notera que le stand est tenu par sa femme, son fils (t’es pas à l’école petit ?) et son manager.
Il est maintenant temps de rentrer, vu l’heure, je vais arriver pour le film de seconde partie de soirée :-)popa.Still013

Prochain concert : Autre ambiance, Bob Dylan à au Royal Albert Hall de Londres, peut-être avec quelques surprises…

 

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