Black Minou @ Le Lautrec : Rythm n’ Roll à Pigalle

De retour dans la cave du bistrot branché de South Pigalle, Yarol Poupaud et ses Minous ont réveillé nos oreilles. Entre rythm n’ blues, boogie et rock n’ roll.

Black Minou au Lautrec 2014 (1)

« Vous pouvez éteindre la lumière s’il vous plait ? » Yarol Poupaud vient de traverser la foule compacte pour accéder à la scène. Il est 21h40, le Lautrec est blindé. L’éclairage est rustique, à l’image des pierres apparentes de la cave voûtée, mais trop lumineux pour un concert de rock. Personne ne bouge. Poupaud s’enfonce lui-même dans la fosse pour accéder à l’interrupteur situé à l’entrée. Entre les chiottes et les escaliers. Le frère de Melvin remettra ça à plusieurs reprises dans la soirée. Guitare au poing cette fois. Black Minou est de retour à la maison.

Après plusieurs mois passés dans la caravane de Johnny Hallyday, le guitariste et directeur musical de l’idole des jeunes a retrouvé ses bonnes habitudes. Loin des stades et des arènes. En plein cœur du IXème. Devant une petite centaine de fidèles. Son frère Melvil est absent, mais le reste de la Minou Family est bien là. Philipe à la guitare, Fred à la basse et l’énergique Ludwig à la batterie.

Chemise ouverte jusqu’au nombril, bouclettes, barbe et bedaine, Yarol mène la danse. Ce Poupaud n’est pas né à la bonne époque. Ses influences, le leader du groupe FFF les pioche dans les racines du rock n’ roll. Avant les Stones, avant Led Zep. Little Richard et Chuck Berry en tête. Son rock est énergique, ses riffs entraînants, ses solos excitants, son jeu envoûtant. Sa voix rauque et rock, emprunte d’une petite touche de soul. Black Minou réinvente le rythm and roll.

Black Minou au Lautrec 02-2014, SetListTOBACCO ROAD, SHE DOES IT RIGHT, BURNING LOVE, GOOD GOLLY MISS MOLLY, JOHNNY B. GOOD… Les zicos enchainent  les standards du rythm n’ blues. Les revisitent. Les emmènent dans sa tantôt vers le rock, tantôt vers le blues. Les compos maison enflamment les habitués du Lautrec. VOODOO LOVE et BAD HABITS n’ont rien à envier aux reprises des idoles.

Le show prend une tournure bluesy sur l’incroyable IF 6 WAS 9 de Jimi Hendrix. L’odeur de la bière se mélange à celle la sueur. NUTBUSH CITY LIMIT et BOOGIE WITH YOU finissent d’achever le public. Ça danse, ça pogote. Yarol remue son arrière train, monte sur le podium, sa guitare nez à nez avec les premiers rangs, fend la foule à nouveau, enchaîne les solos au milieu de la fosse, fait chanter la cave du Lautrec, distribue sourires et bouteilles d’eau.

Euphorisant, grisant. Assister à un concert de Black Minou, c’est comme prendre un antidépresseur. Ça modifie votre chimie interne. On a envie de secouer la tête et de taper du pied. On est comme envoûté. Ah, et l’entrée était gratuite.

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