The Legendary Tigerman @ La Maroquinerie : le blues du tigre

Blues félin. Presque reptilien. Cracheur de venin enragé, Paulo Furtado a encore charmé le public parisien. 

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La Maroquinerie affiche complet. Ça tombe bien. Longtemps caché derrière son personnage d’homme-orchestre, quand il ne se présente pas avec son groupe Wraygunn, c’est en formation élargie que The Legendary Tigerman, est venu défendre son dernier album solo – le caverneux True sorti en mars dernier.

Batteur et saxophone baryton vont donner un coup de fouet à la prestation énervée du tigre. Le set démarre pourtant en douceur, avec l’envoûtant HEY, SISTER RAY. Seul sur scène, pantalon et chemise noirs, manches retroussées et tatouages apparents, Paulo Furtado (The Legendary Tigerman, c’est lui) susurre, murmure, chuchote. Voix feutrée. Tempo parfaitement lancinant. Le calme avant la tempête.

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Le Portugais gominé fait alors monter « Monsieur Sega », le batteur qui l’accompagne depuis le début de la tournée et « Monsieur Joao Cabrita », une première, au sax pour un enchaînement à réveiller les morts. WILD BEAST, STORM OVER PARADISE, & THEN CAME THE PAIN. Sega cogne dur sur ses futs. Cabrita s’époumone. Le trio donne un nouveau souffle à la musique de Furtado. Plus forte. Plus intense. Plus sauvage.

Le fauve enfile ensuite son fidèle costume d’homme-orchestre, derrière sa grosse caisse, pour quelques classiques. NAKED BLUES, WALKIN DOWNTOWN, BAD LUCK RNB MACHINE. Puis s’avance sur scène, guitare en bandoulière, pour un retour aux racines du rock n’ roll avec sa reprise du 20 FLIGHT ROCK d’Eddy Cochran suivi d’un duo virtuel avec Lisa Kekula, la soulwoman des Bellrays (SADDEST THING TO SAY).

DSC06273Après une reprise débridée de THESE BOOTS ARE MADE FOR WALKIN’, le trio lusophone clôt le premier set sous un déluge sonore avec l’endiablé 21th CENTURY ROCK N’ ROLL. Débarrassé de son costume de one-man-band, Furtado s’égosille, fend la foule, monte sur la grosse caisse de son batteur. On (re-)découvre le performer libéré – exalté et exaltant – de Wraygunn.

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Après un court rappel, le rockeur portugais revient pour un final en douceur et en beauté. D’abord en duo virtuel avec Asia Argento (LIFE AIN’T ENOUGH FOR YOU). Puis accompagné de Sega et Cabrita pour le superbe LOVE RIDE, balade lancinante et entraînante extraite du dernier opus. Avec ses riffs acérés et ses cadences obstinées, l’homme tigre nous a fait rugir de plaisir.

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