Courtney Barnett @ La Gaité Lyrique : rock addictif

La chanteuse australienne, révélation musicale de l’année, et tout juste nommée aux Grammy Awards 2015, a livré une prestation énergique et convaincante. Un vent nouveau souffle sur la scène rock.

Prenez le flow du jeune Bob Dylan, les guitares saturées de Nirvana, ajoutez un trait décalé de MacDeMarco, saupoudrez le tout d’un soupçon punk de Saints. Vous obtenez un mélange détonnant. Une tornade nommée Courtney Barnett. C’est la révélation musicale de l’année.

Et ça méritait bien un boomerang (clique sur le bouton LECTURE)

 

La jeune australienne (26 ans), auteure de l’addictif Sometimes I sit and think, and sometimes I Just Sit, sorti en 2015, a terminé sa tournée européenne samedi soir à Paris. C’était, juste après Pathway to Paris (RockerParis y était pour nous), et le concert d’Alabama Shakes au Casino de Paris, la soirée la plus attendue de cette fin d’année.

Il est 21h30 lorsque le CB3 (pour Courtney Barnet trio) monte sur scène. Accompagnée d’un bassiste chevelu au look heavy métal et d’un batteur à bonnet, gueule de barista, la rockeuse, guitare en bandoulière, rejeton caché de Kurt Cobain et Patti Smith, démarre le show en trombe. Elevator Operator, morceau d’ouverture de l’album. Entre le punk et le garage rock. Le son est brut, le tempo appuyé. La mélodie tourne encore en boucle dans ma tête.

Concentrée sur son jeu et sur son chant Courtney, visage d’enfant, t-shirt INXS taille XL, balance son flow avec aisance. La voix est juste, le timbre accrocheur, le ton souvent laconique. Avec un regard amusé et ironique, elle raconte les choses du quotidien : des économies faites depuis l’achat d’un percolateur, des rumeurs de pommes infusées à la nicotine, des scènes de drague (ratée) à la piscine. Sur An illustration of Loneliness, l’Australienne évoque ses propres angoisses, un morceau composé, rappelle-t-elle, lors de sa première tournée hors de l’Australie. L’écriture est juste et brillante, soutenue par une mélodie toujours aussi entraînante.

Dans la salle, on s’attendait au public contemplatif typiquement pitchforkien. Il n’est est rien. Ça pogote sévère. Il faut dire que le trio envoie du lourd. La brune enchaîne les solos, penchée sur ses cordes, cheveux sur le visage, tel Neil Young. Après quelques morceaux plus calmes, le CB3 termine le set par un enchaînement électrisant : Nobody Really Cares If You Don’t Go to the Party suivi de Pedestrian at Best. Juste avant un rappel encore plus électrique. Know your product, la reprise des Saints. Les compatriotes de Big Scary, honnête première partie, rejoignent le groupe sur scène pour l’occasion, avant le puissant final: History Eraser.

La musique de Courtney, pleine de fraîcheur, d’énergie, de mélodies entraînantes  – et de guitares – confirme que la scène rock a encore de beaux jours devant elle. La relève est assurée.

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Set List

  1. Elevator Operator
  2. Avant Gardener
  3. Dead Fox
  4. Small Poppies
  5. Out of the Woodwork
  6. An Illustration of Loneliness (Sleepless in New York)
  7. Lance Jr
  8. Depreston
  9. Canned Tomatoes (Whole)
  10. Boxing Day Blues (Revisited)
  11. Are You Looking After Yourself?
  12. Debbie Downer
  13. Kim’s Caravan
  14. Nobody Really Cares If You Don’t Go to the Party
  15. Pedestrian at Best

Encore:

  1. Know Your Product (The Saints)
  2. History Eraser

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David Écrit par :

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