John Illsley, le dernier Sultan du Swing ?

Ceux qui ont connu les années 80-90, et plus particulièrement les fans de Dire Straits, connaissent John Illsley. Pour les autres, une petite piqûre de rappel s’impose :

John Illsley n’est pas que le sosie de Patrick Bruel dans sa pleine période de Bruelmania (sisi je vous l’assure, regardez les vidéos de 89-94, c’est assez troublant de similitude – même coupe de cheveux, même hochement de tête). L’histoire retiendra plus John Illsley comme l’ancien bassiste de Dire Straits mais pas que… il est le seul à être crédité sur TOUS les albums de Dire Straits et le seul à avoir participé à TOUTES les tournées du groupe. Mais il est bien plus, il est aussi le seul à être resté en (bon) contact avec Mr Mark Knopfler après la fin du groupe annoncée en 1995. Et quoi de plus naturel quand Mark Knopfler fait quelques concerts de charités en 2002 que de rappeler son vieux pote de 30 ans, John Illsley, pour reprendre quelques classiques de Dire Straits ?

IWT était déjà là pour ses 4 concerts français en 2017 (Compiègne, Cléon, Vauréal et Carpentras – à lire plus bas dans cette page), nous ne pouvions pas rater ce rendez-vous sur sa terre natale.

Le Nell’s Jazz & Blues

Que de questions quant au choix du lieu… Le Nell’s Jazz & Blues est un club de jazz dans le Sud Ouest de Londres, un peu perdu entre Kensington et Hammersmith. Mais pourquoi John n’a-t-il pas choisi une salle plus grande à Londres ?  Le club compte environ 200 personnes mais si on soustrait les invités/parents/amis (au moins 50 personnes), on se retrouve presque au milieu d’une soirée privée. John voulait sûrement « offrir » cette soirée à ses proches pendant sa tournée européenne…

La John’s Touch

Pas de première partie, à 20h30 on commence direct avec Walk of Life et on enchaîne avec Expresso Love, ça donne le ton de la soirée !

Un savant mélange de tubes de Dire Straits revisités à la sauce John Illsley et quelques arrangements sur quelques titres de sa carrière solo (essentiellement sur ses deux derniers et très bons albums).

Le groupe (dans cette formation), tourne depuis février avec une setlist pouvant varier d’un titre ou deux selon les soirs. Après 10 mois de tournée, les automatismes sont là et le groupe se permet quelques arrangements des tubes ultra connus de Dire Straits. John veut très clairement s’éloigner des versions écrites, jouées et dirigées par Mark Knopfler pour proposer quelque chose de beaucoup plus personnel, nettement plus rock. Au final, il ne restera que les paroles d’un Sultans of Swing, d’un On Every Street ou bien d’un Tunnel of Love tant les versions proposées par John et son groupe s’éloignent des versions studio.
Ses titres « solo » ne sont pas en reste et grâce au talent de ses 5 musiciens/artistes, le live leurs donnent un nouveau souffle.

 

Jess, John, Robbie, Paul, Steve and Stuart

Ce soir, les musiciens ont été excellents, surement moins de pression, beaucoup plus décontractés de jouer « à la maison », quelques arrangements nouveaux se sont faits entendre, notamment un final de Tunnel of Love très ROCK, un Money for Nothing qui a réconcilié tout le monde avec les années 80 et que dire de Where Do You Think You’re Going ? qui est (attention point de vu très subjectif) LE titre de ce concert.

Les fans de Dire Straits ont eu le droit à l’incontournable tube de 1977 Sultans Of Swing, le morceau qui a lancé le groupe et révélé Mark Knopfler. Là, on était sur une autre proposition bien plus rapide et plus « rentre dedans ». Sans chichi, sans copier/coller, Robbie McIntosh n’a pas à rougir, ce guitariste talentueux qui a servi McCartney ou John Mayer nous délivre un son et une technique très personnels de haute volée.On est quand même pas là pour écouter un coverband !

Le mélange des genres, les réorchestrations, la voix de Jess se mêlant à celle de John où ces quelques envolées qui s’accordent parfaitement avec le band donne un souffle nouveau et unique à ces titres.

Pour les fans de John Illsley, ce cru 2017 est bien au-dessus de tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant et inculque une vraie fraîcheur. La complicité sur scène est communicative. Si même la manager de John s’est trémoussée pendant 2h au rythme des morceaux, on peut dire que le pari est gagné.

 

JOHN ILLSLEY
Nell’s Jazz & Blues, Londres
4 novembre 2017

Les + :

-La setlist
-Les musiciens
-Pas de copier/coller de Dire Straits
-L’énergie et la bonne humeur sur scène

Les –  :

-La sécurité du Nell’s qui n’a pas voulu que je filme tout le concert… peut-être le simple fait que John était en promo de son DVD live tout juste sorti…

 

Lineup :

John Illsley – Bass guitar & lead vocal
Jess Greenfield – Backing vocals & tambourine
Robbie McIntosh – Guitar & backing vocals
Paul Stacey – Guitar & backing vocals
Steve Smith – Keyboard & backing vocals
Stuart Ross – Drums & backing vocals

Pas de review pour les concerts de Compiègne, Vauréal, Cléon ou Carpentras mais vous pouvez voir quelques vidéos de morceaux choisis ci-dessous :

Long Shadow, Tunnel of Love au Ziquodrome de Compiègne, le 02 février 2017
In The Darkness, Sultans of Swing au Forum de Vauréal, le 03 février 2017
Railway Track, Where Do You think You’re Going ?, Calling Elvis à la Traverse de Cléon, le 04 février 2017
Sultans of Swing au Festival Nuit du Blues à Carpentras, le 30 juin 2017

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Elian Écrit par :

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