Popa, du blues et de l’émotion

Mercredi 31 Janvier 2018, @Bataclan, Paris.

Ca faisait 1 an que l’on n’avait plus vu notre bonhomme en salle parisienne. L’attente fut longue.

Pour vous remettre dans le bain vous pouvez aussi voir une de nos anciennes critiques de Popa @Trianon en 2013.

Pour son retour à la salle mythique du Bataclan, Popa nous a livré une très belle prestation, teintée d’un blues plus mélancolie qu’à l’accoutumée, en toute modestie et humilité, comme pour juste nous délivrer un message de paix et d’amour sans fioriture.

Le concert commence à 20h pétante et le ton est donné dès le 1er morceau : Hey Joe !

Ce titre tellement repris par tous guitaristes qui se respectent provoque une aura particulière quand il est joué par Popa. A vous de juger :

La setlist varie entre nouveaux morceaux du dernier album sorti y’a 3 mois (NDLR : Two Dogs) et quelques titres incontournables qui ont fait sa popularité, comme I Ain’t Giving Up (de l’excellent album Universal Breakdown Blues).

La formation est la même depuis quelques années, la différence pour ce soir est lprésence bien plus forte du clavier, Dave Keyes. Il a redonné un souffle nouveau aux morceaux du bluesman et s’est amusé sur des solos/impros. Ses zicos sont rodés et tous se comprennent à en voir leurs jeux de regards sur scène, attentifs à tous les faits et gestes de leur chef d’orchestre New-Yorkais.

Le temps passe s’en qu’on s’en apercoit… On avait l’habitude d’un entracte entre  deux sets, après 1h. L’homme est toujours sur scène…. va-t-il tout nous faire d’une traite : OUI !
Au bout de 2 heures comme à son habitude, il se met à la batterie pour une battle avec son VRAI batteur.

Dans cette salle du Bataclan refaite à neuf, Popa y est allé de son petit hommage avec un titre composé suite aux événements de Charlie Hebdo, Chanson qui prend encore plus de sens 2 ans après les attentats au Bataclan. Un titre blues OUI mais un titre aussi donnant de l’espoir.

On n’oublie pas les classiques, la reprise de Leonard Cohen Hallelujah, évidemment, un classique de ses fins de concert.
Une adaptation moins surf rock mais plus blues rock du tube de Dick Dave Misirlou et un Over The Rainbow bien plus posé et retenu qu’il ne l’a été par le passé pour clôturer cette belle soirée.

On regarde notre montre et il est déjà 22h30 ! Popa aura joué 2h30 non stop.
De mémoire, depuis 10 ans, c’est la première fois qu’il joue autant et d’une traite !

Merci Popa et à l’année prochaine !

 

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Elian Écrit par :

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