Jen Cloher (feat. Courtney Barnett) @ La Maroquinerie

Autant le dire tout de suite, c’est autant pour Courtney Barnett que pour Jen Cloher qu’on a fait le déplacement jusqu’à La Maroquinerie sous la neige parisienne lundi soir. Peut-être même plus pour la jeune chanteuse-guitariste australienne (28 ans), coup de cœur musical en 2015. Il faut dire qu’on ne s’est toujours pas remis de son premier album, Sometimes I sit and think, and sometimes I Just Sit, et de sa prestation énergique à la Gaité Lyrique.

Après la sortie d’un album avec Kurt Vile en début d’année, Courtney a eu la bonne idée d’accompagner Jen Cloher (sa petite amie dans la vie) sur ses tournées US et européenne.

Jen Cloher, 44 ans, inconnue en France avant 2017 et pourtant fer de lance de la bouillonnante scène indie-rock féminine de Melbourne, est venue défendre son excellent quatrième album – simplement intitulé Jen Cloher. Un opus dans lequel elle évoque avec un talent de songwriteuse indéniable sa relation avec l’industrie musicale ou la difficulté de cohabiter avec une artiste à succès (Courtney bien sûr). On l’avait raté en septembre dernier, pas question de renouveler cette mauvaise expérience.

Ce lundi soir à la Maroquinerie, c’est girl power. Trois groupes, trois chanteuses. Arrivés trop tard, pour les Français de Parlor Snake, aperçus la semaine précédente au showcase de The Legendary Tigerman au Walrus, on arrive à temps pour le duo Mr Airplane Man. Les deux musiciennes envoient un garage rock tendance punk efficace, malgré quelques problèmes de matériels.

Il est déjà 22h passées quand Jen Cloher et sa bande montent sur scène… après l’avoir déjà arpentée en long et en large, le temps d’installer eux-mêmes leur équipement. Roots.

Le concert démarre en douceur avec le lancinant Regional Echo. Jen Cloher, chemise noir, jean noir, chevelure noire et visage aquilin, pose une voix calme et douce. Accompagnée par une rythmique au tempo entraînant, elle suit progressivement l’intensité de la guitare de Courtney Barnett. On monte en puissance avec Forgot Myself, l’un des titres phares du dernier opus. Un récit autobiographique où elle évoque sa difficulté à gérer le succès de Courtney, s’offrant même le plaisir de paraphraser le Satisfaction des Stones I’m driving in my car, your song comes on the radio »).

A partir de Shoegazers, la guitariste commence à prendre le dessus. Tête baissée, cachée derrière ses cheveux, elle fait basculer le show du rock indé au grunge 90’s. Le son est brut, le tempo appuyé. On pense à Nirvana et à Neil Young. Stone Age Brain et Great Australian Bite finiront en véritable déluge sonore. Entre les crissements des cordes et les hurlements patti smithiens de la chanteuse australienne.

Les deux musiciennes s’offriront un duo, plus calme, sur Fear is like a Forest, un morceau enregistré par Courtney Barnett avec Kurt Vile. « Un super titre et je ne dis pas ça parce que je l’ai écrit » souligne Jen Cloher amusé.

Name in Lights ferme la marche après seulement dix morceaux et une petite heure de concert. Trop tôt. Trop court. Dommage, on aurait bien repris encore un peu de rock australien.

 

 

Set list

Regional Echo
Forgot Myself
Sensory Memory
Shoegazers
Analysis Paralysis
Mount Beauty
Stone Age Brain
Fear Is Like a Forest
Strong Woman
Name in Lights

 

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David Écrit par :

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