Paulo et ses femmes, The Legendary Tigerman au Café de la Danse

Le rockeur portugais était particulièrement bien entouré sur la scène du Café de la Danse pour son deuxième concert parisien de l’année. Phoebe Killdeer, Maria de Medeiros et même Lisa Kekula ont fait des apparitions remarquées au cours d’une prestation exaltante. Entre blues, punk et rock caverneux, le tigre a encore frappé juste.

Son séjour dans l’Ouest américain a laissé des traces. C’est sur un sifflement de western spaghetti que Paulo Furtado grimpe sur scène. Le calme avant la tempête. La douce mélodie annonce le gros riff d’ouverture The Saddest Girl on Earth, tiré de son dernier album, enregistré dans le désert de Californie, l’excellent et habité Misfit.

Quatuor lusophone

Droit dans ses bottes et son pantalon blanc, le bluesman se cache toujours derrière ses inséparables lunettes fumées, mais plus derrière sa grosse caisse. L’ancien multi-instrumentiste est désormais entouré de trois musiciens. Le cogneur Paulo Segadães à la batterie, l’infernal Filipe Rocha à la basse et João Cabrita au saxophone. C’est avec ce dernier, placé à ses côtés sur le devant de la scène, que l’homme tigre s’éclate le plus.

L’alchimie entre les deux musiciens portugais fait des étincelles. Le son du sax baryton donne un coup de fouet à la musique de Furtado. Le dialogue parfait entre le cuivre et la guitare, soutenu par le rythme percutant de la basse et la batterie, permet au groupe d’allier puissance et finesse à la perfection, avec des moments d’anthologie notamment sur Child of Lust, Gone, ou Dance Craze.

Le public parisien, qui tarde étrangement à s’enflammer sur les premiers morceaux, finit par capituler dès les premières notes imparables de Motorcycle Boy et son riff punk-rock.

Furtado incite les spectateurs assis en gradins à descendre dans la fosse (“S’il vous plaît, ne restez pas assis à un concert de rock”) avant de promettre qu’il ira s’assoir sur la tombe des réfractaires. Le Portugais est rancunier.

Femina

Très attaché à Paris, Tigerman avait préparé deux belles surprises pour le public du Café de la Danse. D’abord la présence de chanteuse australienne Phoebe Killdeer pour l’accompagner sur & The Came The Pain mais surtout l’actrice portugaise Maria de Medeiros pour la reprise du classique These Boots Are Made for Walkin’. Deux morceaux extraits de son chef d’oeuvre, Femina. La soulwoman des Bellrays, Lisa Kekula est également de la partie, par écran interposé, pour The Saddest Thing To Say.

Le trio lusophone clôt le premier set sous le traditionnel déluge sonore de l’endiablé 21th Century Rock n’ Roll. Furtado s’égosille, monte sur la grosse caisse de son batteur, échange des cris avec le public. On (re-)découvre le performer libéré – exalté et exaltant – de Wraygunn.

Comme à chaque concert de Tigerman, on a pris une claque, une leçon, un plaisir indescriptible. Avec ses riffs acérés et ses cadences obstinées, l’homme tigre nous a – encore une fois – fait rugir de plaisir.

Si vous avez raté les précédents concerts de The Legendary Tigerman, c’est ici que ça se passe.

Set lit du concert de The Legendary Tigerman au Café de la Danse, le 28 mai 2018

The Saddest Girl on Earth

Child Of Lust

Naked Blues

& Then Came The Pain

(avec Phoebe Killdeer)

Motorcycle Boy

Holy Muse

The Saddest Thing To Say

Gone

Fix of Rock N’Roll

These Boots Are Made for Walkin’

(avec  Maria de Medeiros)

Dance Craze

21st Century Rock ‘N’ Roll

Encore:

Black Hole

Encore 2:

A Girl Called Home

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David Écrit par :

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