Santana, Love Peace And Happiness

Santana
Paris @AccorHotels Arena
7 juillet 2018

Après Iron Maiden jeudi, je suis de retour à l’AccorHotels Arena pour finir la semaine en beauté. Et quel concert ! Santana a fait danser tout Bercy. Je vous raconte tout.

Mon dernier concert de Santana datait du 5 juillet 2016. Un très bon concert, mais très diffèrent de ce soir.

Arrivé à la bourre pour ne pas changer, fallait juste ne pas être en retard car pas de première partie. Je rejoins ma place assise en fosse, dès les premières secondes une chose m’interpelle : l’odeur. Le staff de Santana a fait brûler de l’encens, cette senteur zen colle tout à fait aux vidéos projetées en arrière scène, des vidéos d’Inde, de calme, de paix, de liberté, de bien-être, toutes les valeurs prôné par Carlos Santana.

Fosse assise et sage… ça change des Guns N’Roses du Download Festival. Quelques minutes avant le coup d’envoi des hostilités, je regarde un peu partout pour essayer de donner un profil aux spectateurs d’un concert de Santana. Public très cosmopolite avec beaucoup d’étrangers. Ça parlait latino (forcément), anglais, vietnamien (si si).. et un peu français (enfin ceux qui râlaient).

Impossible de donner une tranche d’âge à l’auditoire, à côté de moi un homme d’une soixantaine d’années qui a dû être à Woodstock en 1969… et n’a pas dû se laver les cheveux depuis… et devant moi des jeunes amoureux, pas la trentaine. Certaines femmes avaient pris leurs plus belles robes latines pour l’occasion, surement dans l’attente d’un Big Bisou de Carlos.

L’accent est donné aux anciens titres, moins de « variétés » mielleuses qu’il avait tendance à nous servir et surtout à nous vendre dans ses DVD, là on est sur du plaisir pur.

Les 8 musiciens présents sont tous en blanc, surement encore un rappel à la couleur de la paix et de la liberté, Carlos, lui, pantalon blanc et T-Shirt imprimé avec la fameuse colombe… blanche (qu’on retrouve sur son Greatest Hits de 1974). Décidément tout ce blanc nous rappelle de plus en plus les soirées d’Eddie Barclay!

On commence direct avec Soul Sacrifice et des projections videos d’arrière-scène de Woodstock, là où tout a commencé.
Carlos est en pleine forme, toujours avec son éternel chewing-gum et une décontraction soixante-huitarde qui n’est pas sans nous rappeler Jeff Beck en juin dernier à l’Olympia.

Ce soir pas de pause entre les morceaux et Carlos ne prend visiblement pas le temps pour prendre la parole et nous délivrer un sermon comme il a tendance à le faire. Jouant demain au Hyde Park de Londres avec Eric Clapton, Steve Winwood and guests, je pense que notre artiste avait un avion à prendre rapidement… Pour cause, en récupérant la setlist du concert, on s’aperçoit que deux titres non pas été joués et barrés au dernier moment : Batuka/No One To Depend On et Migra. Pas ses meilleurs morceaux (je reviens à mes propos sur les titres trop variété latine) mais on aurait pu encore pousser 15min de plus…

Oyé Como Va a permis à la fosse de se mettre debout et…. Danser !

Après Oyé Como Va, un Happy birthday improvisé pour le technicien, qui monte sur scène… et pas de répit pour les braves,  on enchaîne direct avec un She’s Not There de 9min40 !

Moins d’une heure après le début du concert et sans prévenir, juste après un morceaux solo du bassiste Benny Rietveld les lumières se rallument et hop 20 minutes d’entracte.

Pour faire vite revenir les spectateurs partis se rafraichir au bar, le band se lance de Total Destruction où le trombone de Ray Greene va mettre tout l’AccorHotels Arena en joie.

Merci à lui pour ce beau cliché :

Les photographes amateurs à la recherche d’un cliché de Carlos au plus près avec sa superbe PRS et ses feuilles d’or de 23 carats se sont agglutinés aux premiers rangs avant d’être gentiment écartés par la sécurité. Dans un premier temps. Puis, par un simple regard et geste de la main de Carlos Santana à son assistant. La sécurité a pu prendre ses quartiers d’été et votre serviteur a pu tranquillement rejoindre le 1er rang. Enfin une vrai fosse debout se dandinant au rythme de congas.

Contrairement aux concert de hard-rock, genre Guns n’ Roses, pas de slammers ou de pogo, on est sur de la danse latine de salon, sans Caïpi ou Tequila… mais à Bercy.

Pas de temps mort non plus entre les morceaux du 2nd set et ça s’accélère…

Un Foo Foo complètement fou-fou, épique de plus de 15min où les rythmes latinos, africains, sur notes de guitares et trombones s’entrechoquent.

La deuxième partie se termine en apothéose avec un Toussaint L’Ouverture

Rappel :
La reprise a également pris tout le monde de court. Cindy Blackman (batteur et femme de Carlos Santana) prend les choses en main et commence par un long solo de batterie. Toujours aussi classe Cindy.

Sur Smooth, Carlos fait monter 2 jeunes enfants (8-10 ans pas plus) avec tambourins pour l’accompagner sur Smooth. Des enfants très timides mais en rythme (ils ont dû bien répéter leurs prestations) sous l’oeil de leurs parents admiratifs.

Le concert se termine avec le titre phare de son dernier album qui résume à lui seul cette merveilleuse soirée : Love, Peace And Happiness.

Certains regretteront Europa mais bon, il faut varier les plaisirs, avec plus de 24 albums studio, il peut piocher pour nous retrouver des pépites quand il veut.

Un Carols beaucoup moins prêcheur qu’à l’habitude, un poil moins de guitare mais un toucher intact, un groove de dingue. Des sourires, du partage, des regards. Un concert latin y’a quelques chose, on ressent une osmose, une ambiance, même avec 15 000 personnes il se passe quelque chose, rien à voir avec un Jack White à l’Olympia (oui je suis un peu rancunier… mais juste). Quel bonheur d’avoir partagé 2h d’amour, de communion.

A vous d’en profiter maintenant !

 

Setlist
Santana
Paris @AccorHotels Arena
7 juillet 2018

PART #1 :
01. Soul Sacrifice
02. Jingo
03. Evil Ways/ A Love Supreme
04. Mama Totoya
05. BMW/Gypsy Queen
06. Oyé Como Va
07. Samba Pa Ti
08. She’s Not There/Marbles
09. Ascend
10. Right On/ Umi Says
11. Benny Solo

PART #2 :
12. Total Destruction
13. Mona Lisa
14. Maria Maria
15. Foo Foo
16. Corazon Espinado
17. Toussaint L’Ouverture

Rappels : 
18. Are You Ready People – Cindy Solo
19. Apache/ Smooth
20. Love, Peace And Happiness

Galerie Photos

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Elian Écrit par :

2 Comments

  1. ORMEA
    10 juillet 2018
    Reply

    J’y étais ! Génial ! Grandiose ! Santana en pleine forme. Cela m’a ramené 40 ans en arrière, concert de Nice 1978 …. Loin pour les plus jeunes, mais c’est la génération Santana, les soixantenaires, âge moyen dans la salle. Mais un plaisir de voir les parents avec leurs enfants, la relève du public est assurée. Encore bravo au Band et à Carlos.

    • Elian
      10 juillet 2018
      Reply

      Merci pour ton com’.
      Quelle chance t’as eu de le voir en 78 ! la belle époque.
      Et viva Carlos Santana 🙂

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