Deer Tick au Point Éphémère

Des joyeux musiciens. Des guitares qui font du bruit. Des mélodies et de l’énergie. On a passé une très bonne soirée avec Deer Tick au Point Éphémère. Dans une salle malheureusement trop clairsemée.

Deer Tick creuse en beauté le sillon du garage rock du début des années 2000

Deer tick, Point Ephémère, Paris 2018
Les musiciens de Deer Tick font preuve d’une belle souplesse

Il est 22h40. Les musiciens de Deer Tick transpirent sur la petite scène du Point Ephémère depuis plus d’une heure. « Il faut que je remplace cette corde de guitare. Je vous propose de faire une petite pause à la place du rappel. J’ai vraiment besoin de cette guitare pour la suite ». John McCauley, le leader moustachu du groupe de rock américain, ne fait pas de secret. Il n’a pas de roadie pour remplacer sa corde, donc il s’y colle. Pas de doute, les quelques spectateurs présents sur les bords du Canal St Martin ce mercredi soir ne sont pas devant une super-production. Deer Tick, c’est même tout l’inverse.

Si la moitié du groupe a fait l’effort de mettre une chemise (à fleurs), l’autre débarque sur scène en jean, basket, t-shirt manche longue et cheveux (ou moustache) en bataille. A la cool. A l’image de leur musique. Le groupe formé il y a plus de 10 ans à Providence, Rhode Island, balance un rock indé ancré dans le folk, le blues et la country d’une efficacité redoutable. Avec une petite touche d’humour potache bienvenue.

Entre Nirvana et Creedence Clearwater Revival

Derrière sa batterie, l’imposant Dennis Ryan ne quitte son sourire communicatif que pour échanger quelques mots en Français ou interpréter certains morceaux, dont le très drôle Me and My Man (“une chanson écrite par mon chien”). Sur le devant de la scène, Chris Ryan à la basse et Ian O’Neil, guitare et voix, entourent le leader de cette joyeuse bande, John McCauley, sosie vocal de Kurt Cobain.

Pendant une bonne heure et demi, les trentenaires ont enchaîné plus de 20 morceaux, piochés dans une discographie déjà bien remplie. De War Elephant, leur premier album (2007) au prochain Mayonnaise (sortie prévue en février 2019), McCauley et sa bande ont brillé dans tous les registres : rock (SFM, Jumpstarting, Hey! Yeah!), folk (Card House, Baltimore Blues No. 1), garage/blues (The Bump), pop/soul (Me and My Man), injectant même des solos de guitare endiablés (Mange).

Dommage que le public parisien soit passé à côté de cette prestation survoltée, entre CCR et Nirvana, qui méritait une foule plus compacte. L’un de nos concerts de l’année.

Galerie photos du concert de Deer Tick au Point Ephémère

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David Écrit par :

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