Slash feat Myles Kennedy and The Conspirators au Zenith


Dans un Zénith sold-out et enthousiaste, Slash, Myles et les Conspirators ont livré leur habituel concert de promo parisien après la sortie de leur dernier album Living The Dream. Deux bonnes heures de sueurs partagées et de solos enflammés auxquels il aura quand même manqué un petit quelque chose.

Essentiellement composé de morceaux tirés des trois albums du groupe (une seule reprise de Guns n’ Roses et aucune de Velvet Revolver), le concert a alterné le bon et le moyen.

Autant le dire tout de suite, les coauteurs de ce blog n’ont pas vécu tout à fait le même concert. Elian, confortablement installé dans le gradin haut qu’il n’avait pas choisi s’est passablement ennuyé, contrairement à l’auteur de ces lignes, trop occupé à lutter pour sa vie et échanger sa transpiration avec ses voisins dans la fosse. Une activité permanente qui m’aura fait oublier, ou supporter, plus facilement la faiblesse ou les longueurs de certains morceaux. Et puis, quand on est à 2 mètres d’un monstre sacré comme Slash, on s’ennuie forcément moins.

Après deux ans de tournée avec Guns N’ Roses, le guitariste au Gibus a décidé, et on le comprend parfaitement, de laisser les classiques sur la touche. Pas de Rocket Queen, pas de Sweet Child et surtout, pas de Paradise City ce soir. Seul Nightrain a survécu à l’écrémage Gnr.

Et c’est pas plus mal. C’est l’occasion de découvrir, surtout pendant la première partie du concert, que Slash et ses copains comptent désormais au sein de leur propre répertoire quelques classiques. On pense notamment aux titres du premier solo de Slash (Ghost ou Back From Cali) tous plébiscités par le public.

A titre personnel, je me serai bien passé de Starlight, parce qu’aussi sympathique soit il, Myles Kennedy ne fait toujours pas l’affaire.

Myles, le bon camarade

Souriant, généreux, Myles est un vrai bon camarade. Il s’éclipse quand il faut, rend service à la guitare et même à la batterie. Poli, il avoue au public parisien que c’est dans cette salle qu’il a vécu certains de ses meilleurs souvenirs (#fayot). Mais il ne sait toujours pas chanter. Enfin pas à mon goût. Sa voix aiguë, parfaitement adaptée aux ballades de hard rock mielleuses manque cruellement de puissance. Et c’est pas son charisme qui le sauve. Il faut le voir danser langoureusement avec son micro ou courir maladroitement sur scène avec un drapeau français chopé au premier rang. N’est pas Steven Tyler qui veut.

Il faut reconnaître qu’on a passé un bien meilleur moment quand le bassiste Tod Kerns est passé derrière le micro pour le quart d’heure punk de la soirée. Certes bien aidé par le choix des titres : We’re All Gonna Die et Doctor Alibi.

Les deux autres conspirateurs assurent leur partie avec talent. On notera l’impressionnante capacité du batteur Fitz à tenir la cadence pendant les longues, très longues, minutes des solos de Slash. Niveau look, on est toujours entre le métaleux heureux et la parodie. Frank Sidoris à la rythmique, plus discret (quand il ne se lance pas dans des harmonies capillaires d’un autre temps avec Kerns) avait dû passer une bonne soirée parisienne la veille à en croire le joli t-shirt Crazy Horse arboré.

Et Slash dans tout ça ?

Haut de forme vissé sur bouclettes, lunettes de soleil sur le nez, sourire en coin, le guitariste le plus cool de sa génération, est la star de la soirée. C’est pour lui qu’on est venu et il nous le rend bien.

Les riffs sont toujours aussi groovy (Drivin Rain, Call of the Wild), les solos affûtés. On se régale malgré certaines longueurs.

Tous les titres tournent autour de lui et lui laissent la place pour un paquet de solos. Dont quelques tours de force, particulièrement longs (on compte en dizaine de minutes), notamment sur Wicked Stone et World on Fire.

Jean slim noir, Converse aux pieds et chemise à carreaux bleus déchirée laissant apprécier ses gros bras tatoués et musclés, Slash porte bien ses 53 balais. Et ce n’est pas Meghan, sa petite amie, qui n’a cessé de le photographier pendant le show qui nous contredira.

« This gentlemen is pure rock n roll », souligne Myles avant de le présenter
au public pour faire exploser l’applaudimètre. Pas si inutile finalement ce chanteur.

Galerie photos Slash Paris Le Zénith 22 février 2019

LIRE AUSSI :

https://www.setlist.fm/setlist/slash-featuring-myles-kennedy-and-the-conspirators/2014/le-zenith-paris-france-53cc5bd5.html

A propos de ce blog

Vous aimez les guitares, les cheveux longs et la sueur de la fosse, ce blog est fait pour vous.

Notre mission : vous faire (re)vivre les concerts auxquels on assiste. Et ne comptez pas sur nous pour brosser les métalleux dans le sens des poils, chez I WAS THERE, on n'est pas des vendus, on paie nos places.

Ce site est aussi le votre, si vous avez des photos, des commentaires ou des liens à partager : n'hésitez pas !

Étiquettes

David Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Entrez Captcha ici : *

Reload Image