Dire Straits Experience, zone rouge à Avoine

Samedi 29 juin. 41°C à l’ombre. Chris White avec Dire Straits Experience ont fait encore un peu plus monter le thermomètre de l’Avoine Zone Groove avec une setlist 100% Dire Straits.

Les chaînes d’infos tournent en boucle, non pas sur la venue de Dire Straits Experience au Festival avoine Zone Groove mais sur la canicule. ☀️
Y’a de quoi, plus de 40°C à l’ombre. A 14h déjà deux malaises (des pompiers !). Les organisateurs ont tout prévu, eau, zones d’ombres, brumisateurs… un doublement des pompiers et la Croix-Rouge. Tout devrait bien se passer.

Ce soir double programmation. Chris White et Dire Straits Experience d’un côté et Roger Hodgson pour Supertramp’s Roger Hodgson de l’autre.

Le festival c’est aussi d’autres groupes mais je ne vais pas en parler car pas vus :-).
Pas vu, pas pris !

Le bon son des années 70 à 90 est à l’honneur en ce samedi 29 juin. Deux groupes majeurs de notre enfance (enfin si vous faites parti de cette génération qui a connu les Raiders, Casimir, les booms et les quarts d’heure américains. SUPERTRAMP et DIRE STRAITS seront (presque) là :

  • Dire Straits Experience : chez IWT on les connaît bien, vus en 2012 à La Cigale, Trélazé quand ils s’appelaient encore The Straits (avant que ce félon d’Alan Clark aille rejoindre la formation comique de Dire Straits Legacy. Revus en 2018 (sans Alan Clark) à l’Olympia et à la Salle Pleyel.
    Autant vous dire que ce ne sont pas des inconnus et c’est avec plaisir et un soleil de plomb que me voilà de retour dans ma chère et tendre Touraine.
  • Supertramp : Jamais vu, jamais vraiment apprécié, on verra bien ce que ça donne en live… Ce soir ça ne sera pas la formation originel mais le chanteur-guitariste-claviériste-compositeur de Supertramp qui vient nous distribuer du 100% Supertramp pour l’anniversaire des 40 ans de l’album culte Breakfast In America.

Le roi est mort, vive le roi

J’avais toujours voulu aller à ce festival, mais à l’époque où celui-ci m’intéressait, il s’appelait Avoine Zone Blues. Des grands noms de la scène internationale blues-rock y sont passés. Mais depuis quelques années, la direction de ce festival a pris un (mauvais) tournant, surement pour rajeunir l’image de ce weekend festif et pour occuper ses jeunes locaux entre deux révisions du bac. Au final, Zaz pour clôturer le festival, Martin Solveig pour le lancer… vous voyez l’ambiance !

Il en faut pour tout le monde, je n’en doute pas, mais là, c’est pas élever la Culture que de faire ça.

Bref, j’y suis pour 2 groupes, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Arrivé à 20h20 pour un concert à 20h30, pas trop eu le temps de me balader aux stands de saucisses de la mère Ginette…

J’observe juste quelques consignes à la con à l’entrée…

Je suis venu en tongs, j’espère quand même que je pourrai rentrer….

Et la canicule n’est pas prise à la légère, même après 20h il fait quand même 35°C !

Les organisateurs ont prévu en conséquence :

Direction sans plus attendre la scène.

1er constat : Y’a du monde, BEAUCOUP de monde, c’est SOLDOUT. Mais il m’en faut plus pour me décourager… je me faufile tel un ninja pour arriver au plus près de la scène.

20h30 : Dire Straits Experience on stage

Dire Straits Experience en place, moi un peu moins 🙁

Pas une minute de retard, à Avoine, on marche au nucléaire et on ne rigole pas avec les horaires. Je rate les 8 premières minutes de Telegraph Road, plutôt occupé à trouver une place intéressante pour vous faire vivre le concert au plus près…

A gauche de la scène, 2eme rang, ça devrait aller…

De là où je suis, je ne vois à peine Chris White.

Souvent caché par une saloperie de bâche blanche « promo du festival et mise en avant des sponsors » qui emmerde tous les spectateurs du côté gauche. j’imagine qu’à droite c’set le même son de cloche… (cf. voir photo ci-dessus pour comprendre).
Je vais devoir composer avec ça,

Toujours aussi élégant le Chris. il ne quitte jamais sa veste ?!

Il ne vieillit jamais !
Son secret c’est qui ? La crème de jojoba ?

Chris « The Joker » White
Avoine Zone Groove, 29 juin 2019

Je vois mon poto MK Fred, dans la fosse, les yeux pleins d’amour pour son buddy Terence Reis.
Faites un tour sur sa chaîne Youtube ou sa page facebook, allez le voir jouer live (il joue très souvent en Touraine).
Offrez-lui une bière, dites que vous venez de ma part, il vous jouera Romeo & Juliet toute la nuit ! 😇 🍺

Où est Charlie ?!
Si tu retrouves MK Fred sur la photo, je te paye une pinte… d’eau !

Le set est raccourci (mode festival) et devrait durer 1h selon les organisateurs.

Telegraph Road en ouverture, ça annonce la couleur !

Gros souci de son, Terence n’arrête pas de demander aux ingés son de faire des réglages sur ses retours, pareil pour Chris. Ca en devient pénible car il passe plus de temps à discuter avec la régie qu’à jouer !

Le son est dégueulasse. Ca sature et ça s’entend dans mes vidéos.

Ca s’enchaine avec Walk Of Life, visiblement le public est plus réceptif que le solo de Telegraph Road... c’est pour vous donner le niveau du public !

Festival très familial (vue la programmation de haute volée de la veille et du lendemain) et très jeune. J’ai l’impression que c’est la sortie de l’année pour une bonne partie de la jeunesse présente.

Le son ne s’arrange pas… et ça devient même de pire en pire. Les techniciens viennent sur scène pour essayer de régler le problème.

Et les effets de fumée gâchent le plaisir et surtout les photos. Elles arrivent comme ça pour rien, aucune cohérence. Les lights présentes font le minimum.

Le c****** de la soirée !

Et le voilà notre champion (2ème rang, pas 1er :_))

Où que vous soyez, y’en a toujours un qui vous pourrit votre soirée.
Moi, tranquillement installé en train de filmer et de profiter du spectacle (oui les deux sont compatibles… y’a une technique pour ça ;-)). Lui, arrive tel un éléphant dans une boutique de porcelaine en bousculant tout le monde, se positionne devant moi, fait sauter ses 120kg de sandwich-chipo avec supplément moutarde, emmerde toute la partie gauche de la scène (et le mot emmerde est faible). filme au smartphone, le bras tendu devant le visage des spectateurs devant, reste là 5min et se barre.

Sympa !

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais notre emmerdeur professionnel est revenu sur Sultans Of Swing. Même topo. Là, j’ai joué des coudes pour ne pas le laisser passer.
Ce gars (venant du staff du festival) je le connais, je pense l’avoir déjà vu sur un autre festival (Avignon ?) où il a eu la même attitude. Si vous avez des infos, ça me ferait plaisir de lui offrir un livre sur les bonnes manières et le savoir-vivre.


C

Le son ne s’arrange pas avec le temps. Terence Reis garde le sourire en façade mais on sent son énervement. Cet agacement se traduit dans sa performance et tout le coeur qu’il aurait pu mettre part en fumée.

Dire Straits y’a une âme, pour que les émotions passent, il ne faut pas que connaître les morceaux sur le bout des doigts, il faut les vivre au plus profond. Terence a beau être le plus adorable des guitaristes, force et de constater qu’il n’a pas l’âme.
Romeo & Juliet a été une catastrophe. Si je n’avais pas été fan de Dire Straits, je n’aurais pas reconnu le titre.
L’intro Dobro très en retrait et l’intonation de sa voix, on y croit pas. c’est poussif, ça sonne faux.
C’est bien d’être un excellent guitariste avec une technique souvent même meilleure que le maître mais si derrière y’a pas d’âme, il n’y a rien.

Même topo pour Brothers In Arms. Aucun frisson. rien de rien. Dire Straits est une musique compliquée à jouer mais simple à écouter. Quand vous voulez trop n faire et proposer quelque chose plus « compliqué » à écouter, ça ne passe pas !

La complicité, sourire extra bright, joie et bonheur sur scène avec Chris White, on y croit pas., pas ce soir.

La preuve en est : Même pas de présentation des musiciens !

Pas sûr qu’ils reviennent…

J’échange avec MK Fred rapidement après leur prestation. On est d’accord, ce soir ce ne fut pas un bon soir. J’en étais triste pour eux car j’ai beaucoup d’affection pour cette formation, même si depuis quelques années elle surfe un peu trop sur la nostalgie Dire Straits.

Les promos de la tournée annonçant Chris White comme un membre originel du groupe, ça ne passe pas, pas pour moi. c’est gênant et mensonger.

Pour rappel, Chris White a rejoint Dire Straits pour la tournée Brothers in Arms de 85-86 et et fut crédité sur l’album On Every Street et la tournée de 91-92. Pas plus, pas moins. On est loin des membres originels de 1977.

Je pense que la formation est sur une mauvaise pente et ils sont aveuglés par le business et l’ampleur des concerts qu’on leur propose. En 2012 on avait plus d’authenticité. Depuis quelques années, l’ambiance, le son et surtout l’âme n’y sont plus.

Comme toujours, j’aime glisser mes oreilles un peu partout afin de de prendre les retours du public… évidemment, la plupart pense avoir vu Dire Straits. C’est assez embêtant, ça décrédibilise le groupe originel et surtout Mark Knopfler. Evidemment, la majorité des personnes présente n’a jamais entendu parler de Mark Knopfler.
C’est moins gênant pour Roger Hodgson qui est lui même la voix/guitare/clavier de Supertramp.

J’en connais qui ont été soulagés que ça se termine

Projet concert de Dire Straits Experience en novembre à la Seine Musicale. Je ne sais pas si je suis maso mais je donne la chance au produit…. une dernière fois.

La suite…. avec Roger, son piano Bontempi pour Supertramp’s roger Hodgson.

Galerie photo Dire Straits Experience
Avoine Zone Groove, 29 juin 2019

Setlist Dire Straits Experience
Avoine Zone Groove, 29 juin 2019

  1. Telegraph Road
  2. Walk of Life
  3. Romeo and Juliet
  4. Tunnel of Love
  5. Your Latest Trick
  6. Private Investigations
  7. Two Young Lovers
  8. On Every Street
  9. Brothers in Arms
  10. Money for Nothing
  11. Sultans of Swing

Pour aller plus loin :

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Elian Écrit par :

6 Comments

  1. Mélina Audé
    2 juillet 2019
    Reply

    Bonjour !

    J’étais présente lors des deux concerts, je connaissais déjà un peu les Dire Straits et effectivement il y a eu beaucoup de soucis techniques … mais j’ai trouvé qu’on pouvait quand même profiter du concert, ils essayaient de sourire quand même et de jouer du mieux qu’ils pouvaient. Commencer par Telegraph Road, c’était génial ! Je ne pensais pas qu’ils allaient la jouer. J’avais l’impression qu’ils respectaient vraiment les live déjà effectués par les Dire Straits ? Pourriez-vous me dire également en quoi parler de Chris White en tant que membre originel est mensonger ? Parce qu’il a seulement participé à une de leur tournée, c’est bien ça ?

    Pour ce qui est du public, un peu pareil pour ma part, j’ai eu un gars devant moi qui tapait jamais dans ses mains au bon rythme et qui filmait assez souvent avec son portable …

    Pour ce qui est de Supertramp, pour ma part, j’ai 23 ans, et je ne pensais vraiment pas pouvoir le voir un jour en live. Il n’y avait que deux ou trois chansons que je ne connaissais pas. J’étais très émue et c’est une personne d’une très grande gentillesse. Je trouvais aussi ses efforts pour parler français (enfin, franglais) très respectables (même s’il y avait un gars derrière moi pour tout commenter dans le mauvais sens, du style « pourquoi tu parles, on s’en fout, joue ! » ou encore « bah alors, t’as jamais joué de la guitare ? » quand le technicien venait sur scène pour régler les problèmes de son de Terence Reis) ! Après, le rock progressif, ça me dérange pas, même en concert dans un festival, mais effectivement c’est un style qu’il faut vraiment apprécier, vu que ça se barre toujours en cacahuète à la fin des chansons !

    En tout cas je vous remercie vivement pour toutes ces photos, j’ai découvert votre blog par hasard en cherchant des photos de ces deux concerts (puisque le festival en lui-même n’en a pas fait ni communiqué). C’est super ce que vous faites ! Je vous souhaite une bonne continuation !

    • Elian
      2 juillet 2019
      Reply

      Merci Mélina pour ce looooonnnnnng post 🙂

      Pour Chris White, il n’a été présent que sur le dernier album (On Every Street) et la tournée de 91-92.
      Donc on est loin du groupe originel de 78 comme mentionné.

  2. Arthur FRANKLIN
    3 juillet 2019
    Reply

    Bonjour Elian,

    j’étais ton voisin de gauche au concert de MK à Lyon et était également présent à Avoine habitant en Touraine.
    J’ai été très déçu comme toi du concert Dire Straits Expérience, après avoir côtoyer le maitre de (très) près ces dernières semaines le contraste était flagrant!
    Un grand merci pour ton blog, tes photos et tes commentaires toujours pertinents.
    Profites bien des derniers concerts de MK (Lyon était le dernier pour moi… snif snif).
    Hâte de lire tes prochains live reports et surtout les analyses des Flac de la (dernière) tournée de MK!

    Arthur

    • Elian
      8 juillet 2019
      Reply

      Merci pour ton retour Arthur.
      Ouf je ne suis pas le seul à avoir cet avis !
      Cette semaine quelques live reports du American Tours Festival cher tourangeau 😉
      A+

  3. Arthur FRANKLIN
    9 juillet 2019
    Reply

    J’étais également à l’American Tours Festival, j’attends avec impatience les lives report! Déçu de ne pas t’avoir croisé, j’aurai apprécié partager une bière avec toi pour discuter quelques instant de notre idole commune!
    Tes vidéos du concert de Scorpions sont comme toujours très réussies!

    A bientôt peut-être pour un autre concert en Touraine?!

    • Elian
      11 juillet 2019
      Reply

      Bah ça c’est très con oui… j’y étais tous le weekend, à tourner en rond 🙂
      C’est pas une bière mais deux qu’on aurait pu boire 🙂
      Le Live report du vendredi 5 juillet 2019 arrive ce soir « normalement » (Scorpions, The Road Hammers et Chris Slade timeline).
      Pour le Live report du samedi 6 juillet (Yarol et les Stray Cats), ça sera plus tard.

      Préviens-moi quand y’a des trucs sympa dans la région 😉

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